L'ambassadeur de France en Algérie déclaré “persona non grata”
- cfda47
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Alger a également interdit à la famille du journaliste français Christophe Gleizes de lui rendre visite en prison, en réponse à une mesure similaire prise par Paris à l'encontre d'un diplomate algérien détenu en France.
La crise diplomatique entre l'Algérie et la France a franchi un nouveau palier. Selon les informations diffusées dimanche soir par la chaîne Algeria International, l'ambassadeur de France à Alger, Stéphane Romatet, a été déclaré “persona non grata” par les autorités algériennes à la suite de ses déclarations lors d'une émission diffusée jeudi sur France 2.
Le ministère algérien des Affaires étrangères avait qualifié ces propos de “pure calomnie” et d'“attaque contre l'État algérien, ses institutions et ses symboles”, avant de convoquer le chargé d'affaires de l'ambassade de France à Alger.
Dans le même temps, Alger a décidé d'interdire à la famille du journaliste français Christophe Gleize, détenu en Algérie, de lui rendre visite en prison, affirme la même source. Cette décision est présentée comme une mesure de réciprocité après le refus de Paris d'autoriser la famille d'un diplomate algérien incarcéré en France à le visiter.
Le diplomate algérien est détenu dans le cadre de ce que la justice française qualifie d' “enlèvement” du youtubeur Amir Boukhars, connu sous le nom d' “Amir DZ”. Le journaliste Christophe Gleizes, quant à lui, a été condamné à sept ans de prison en Algérie pour ses présumés contacts avec le Mouvement pour l'autodétermination de la Kabylie (MAK), classé organisation terroriste par Alger.
Rappelons que cette rupture n'est que l'aboutissement d'une spirale engagée depuis près de deux ans. En août 2024, Alger avait déjà franchi un premier seuil en rappelant son ambassadeur, réplique directe au soutien affiché par Paris au plan marocain d'autonomie pour le Sahara occidental. Huit mois plus tard, la France rendait la pareille : son propre ambassadeur était convoqué pour consultations, sur fond d'expulsions croisées de diplomates qui avaient achevé de vider la relation de sa substance.
Sophie K.