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L’Espagne lance une régularisation historique : le Maghreb au cœur des arrivées migratoires

  • cfda47
  • il y a 11 heures
  • 2 min de lecture

L’annonce de la future régularisation de plusieurs centaines de milliers de personnes en situation irrégulière en Espagne continue de susciter de vives réactions dans le pays. Selon les estimations avancées par le gouvernement et plusieurs organisations spécialisées, environ 500 000 personnes pourraient être concernées par cette mesure exceptionnelle, qui vise à intégrer dans la légalité des travailleurs déjà présents sur le territoire.


Au moment où l’Espagne s’apprête à lancer une régularisation exceptionnelle visant plusieurs centaines de milliers de personnes en situation irrégulière, la question des flux migratoires récents revient au centre du débat public. Parmi les communautés les plus concernées, celles originaires du Maghreb — et en particulier d’Algérie — occupent une place notable dans les arrivées enregistrées ces dernières années sur les côtes espagnoles. Cette dynamique, combinée aux besoins croissants du marché du travail, éclaire les enjeux d’une réforme migratoire sans précédent dans le pays.


Des arrivées maghrébines en hausse ces dernières années


Si la majorité des migrants sans papiers présents en Espagne proviennent d’Amérique latine, les arrivées en provenance du Maghreb représentent également une part importante des flux irréguliers.


D’après les données compilées par Frontex, le ministère espagnol de l’Intérieur et plusieurs ONG actives en Méditerranée : Entre 15 000 et 20 000 migrants algériens arrivent chaque année en Espagne par des voies irrégulières, principalement via les côtes d’Almería, Murcie et les Baléares.


En élargissant au Maghreb dans son ensemble (Algérie, Maroc, Tunisie, Libye), les estimations oscillent entre 30 000 et 40 000 arrivées annuelles, selon les variations géopolitiques et les conditions en mer.


Sur l’ensemble des personnes actuellement en situation irrégulière en Espagne, les ressortissants maghrébins représenteraient environ 15 à 20 %, selon les ONG spécialisées dans l’accompagnement administratif.


Ces chiffres restent approximatifs, car une partie des arrivées échappe aux statistiques officielles, notamment celles effectuées par de petites embarcations rapides (« pateras » ou « go-fast ») depuis les côtes algériennes.


Une régularisation qui pourrait changer la donne


La réforme annoncée prévoit que toute personne présente en Espagne avant le 31 décembre 2025 et pouvant justifier au moins cinq mois de résidence pourra déposer une demande de régularisation entre avril et juin 2026, à condition de ne pas avoir de condamnations pénales.


Pour les associations de défense des migrants, cette mesure pourrait permettre à des milliers de personnes originaires du Maghreb de sortir de la précarité administrative et d’accéder à un emploi déclaré. Les secteurs de l’agriculture, de la construction et de la restauration, en manque chronique de main-d’œuvre, pourraient en bénéficier.


Un débat politique toujours sensible


Si le gouvernement défend une mesure « réaliste et humanitaire », certains partis d’opposition dénoncent un « appel d’air ». Les experts rappellent toutefois que la majorité des personnes concernées vivent déjà en Espagne depuis plusieurs années et participent à l’économie informelle.


Pour l’heure, les autorités affirment que la régularisation sera strictement encadrée et qu’elle ne concerne que les personnes déjà présentes sur le territoire avant la date limite fixée.


Nadia B

 
 
 

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