Législatives du 2 juillet : la Cour constitutionnelle proclamera les résultats définitifs samedi
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La Cour constitutionnelle proclamera samedi 18 juillet à 13h00 les résultats définitifs des élections législatives du 2 juillet, un scrutin marqué par une participation de 21,24 %, la plus faible jamais enregistrée pour une consultation législative en Algérie.
Dans un communiqué diffusé ce jeudi 16 juillet, la Cour constitutionnelle annonce qu'elle proclamera les résultats définitifs de l'élection des membres de l'Assemblée populaire nationale (APN) le samedi 18 juillet 2026 à 13h00, en application de l'article 191 de la Constitution et de l'article 211 de l'ordonnance n° 21-01 du 10 mars 2021 portant loi organique relative au régime électoral, modifiée et complétée. La haute juridiction aura, d'ici là, statué sur les recours introduits par les listes et candidats contestataires, qui disposaient d'un délai de 48 heures après l'annonce des chiffres provisoires pour saisir ses juges.
Ces chiffres, l'Autorité nationale indépendante des élections (ANIE) les avait dévoilés le lundi 6 juillet, quatre jours après le scrutin, par la voix de son président par intérim, Karim Khelfane. Le décompte définitif de la participation, arrêté à 21,24 % à l'intérieur du pays après centralisation des procès-verbaux, confirme un désaveu massif des urnes. En 2021, les législatives avaient déjà établi un plancher historique avec 23,03 % de votants. Le seuil vient d'être enfoncé.
Une victoire sans surprise des partis du pouvoir
Le verdict des urnes a, sans surprise, consacré les formations soutenant le pouvoir. Le Front de libération nationale (FLN) conserve son rang de première force parlementaire avec 90 sièges sur les 407 que comptera la chambre basse, dont 5 remportés au sein de la communauté nationale établie à l'étranger. L'ex-parti unique cède néanmoins du terrain, lui qui avait fait élire 98 députés il y a cinq ans. La progression la plus nette revient au Rassemblement national démocratique (RND), passé de la quatrième à la deuxième place avec 73 élus, dont deux à l'étranger, contre 58 en 2021. Le Front El Moustakbal confirme son ascension entamée depuis plusieurs législatures et décroche 59 sièges, dont deux également hors du territoire, après en avoir obtenu 48 lors du précédent mandat.
Le Mouvement de la société pour la paix (MSP) est le grand perdant de la consultation. La formation islamiste, deuxième force de l'assemblée sortante avec 65 députés, n'en fait élire que 43. Le Mouvement El Bina reste stable avec 38 sièges, tandis que les indépendants, qui avaient créé la surprise en 2021 avec 84 élus, s'effondrent à 32. Suivent Sawt Echaab avec 17 sièges et le Front des forces socialistes avec 12, le reste de l'hémicycle se répartissant entre une quinzaine de petites formations.
L'ampleur des bulletins nuls retient l'attention autant que l'abstention. Sur 5 071 020 votants recensés à l'intérieur du pays, 910 230 enveloppes ont été invalidées, ramenant les suffrages valablement exprimés à 4 160 790 voix pour un corps électoral de 23 872 756inscrits. Près d'un votant sur cinq a donc glissé un bulletin nul dans l'urne.
Une assemblée élargie à la diaspora, mais moins féminisée
Le scrutin du 2 juillet était le premier organisé sous l'empire de la révision constitutionnelle adoptée le 25 mars 2026, qui a retiré l'organisation matérielle des élections à l'ANIE pour la confier aux ministères de l'Intérieur et des Affaires étrangères, l'Autorité conservant une mission de supervision. La représentation de la communauté nationale établie à l'étranger a été portée de 8 à 12 sièges à cette occasion, avec un taux de participation de 10,75 % dans les circonscriptions de l'émigration. La nouvelle APN comptera par ailleurs 312 titulaires d'un diplôme universitaire et 128 jeunes députés, selon les données présentées par M. Khelfane, mais seulement 23 femmes, contre 38 dans l'assemblée sortante et 118 en 2017.
La proclamation de samedi purgera le contentieux électoral et arrêtera la composition définitive de la neuvième législature, préalable à l'installation de la nouvelle assemblée et à l'élection de son président.
Amine B.



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