Puits artisanaux : la mort d’Ayoub relance l’alerte sur les sites non sécurisés
- il y a 11 minutes
- 2 min de lecture

Près de trois jours après sa chute, au quatrième jour des opérations de forage et de recherche, la Protection civile a annoncé ce samedi la découverte du corps sans vie de l'enfant.
Le corps du jeune Ayoub, un garçon de 10 ans tombé mercredi 2 septembre dans un puits artésien à sec de la wilaya d'El Bayadh, a été localisé et extrait, a annoncé la Protection civile algérienne ce samedi. L'enfant est décédé, précise le communiqué, qui présente les condoléances du directeur général du corps et de l'ensemble de ses agents à la famille.
L'accident s'était produit au village de Rakn, situé entre les routes nationales 107 et 47, dans la commune de Ghassoul, daïra de Brezina. Ayoub revenait du champ familial où il avait apporté de la nourriture et de l'eau à son frère, chargé de garder les moutons, lorsqu'il a marché sur une planche de bois recouvrant l'orifice d'un puits. Le panneau a cédé sous son poids et l'enfant a chuté à l'intérieur, selon des témoignages recueillis par la presse algérienne auprès de son père dans les jours qui ont suivi.
Le puits, foré de manière artisanale, atteint environ 80 mètres de profondeur pour 40 centimètres de diamètre. Non rectiligne et dépourvu de tubage, il était partiellement comblé de terre jusqu'à 30 mètres, ce qui a compliqué l'accès pour les secours.
La Protection civile avait mobilisé une ambulance, un camion de secours et deux équipes d'intervention en milieux escarpés dès 12h15 le jour de l'accident. Les opérations se sont poursuivies pendant quatre jours, avec le concours d'experts et de techniciens d'entreprises privées de forage. Un puits parallèle a été creusé à la verticale, puis prolongé par une galerie horizontale percée à la main en raison de la nature rocheuse du sol. Le directeur général de la Protection civile, le colonel Boualem Boughlaf, s'était rendu sur place pour suivre l'avancement des travaux.
Ce drame rappelle celui du jeune Marocain Rayan Aouram, mort en février 2022 après avoir passé cinq jours au fond d'un puits de 32 mètres près de Chefchaouen. En Algérie même, un précédent similaire remonte à 2018 : le corps d'Ayache, un homme de 30 ans tombé dans un puits, n'avait été retrouvé qu'au terme de cinq jours d'opérations de forage.
Amine B.



Commentaires