Refus de passeport : un algérien dévoile un document prouvant le chantage politique du régime
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Un citoyen algérien résidant en France, R O, affirme avoir été victime d’un refus de renouvellement de passeport pour des raisons politiques. Pour appuyer son témoignage, il a transmis le document officiel de demande de passeport biométrique, dûment rempli, tamponné et accompagné du reçu bancaire attestant du paiement des frais. Ce dossier complet, qui aurait normalement dû mener à la délivrance du document, constitue selon lui la preuve matérielle que le refus n’a rien d’administratif.
Il explique que les autorités consulaires lui auraient demandé de signer une déclaration sur l’honneur l’engageant à ne plus critiquer publiquement le régime algérien. Il décrit ce texte comme une forme de serment de silence imposé aux membres de la diaspora, une condition implicite pour obtenir un droit fondamental : celui de disposer d’un passeport. Il affirme avoir catégoriquement refusé de signer, dénonçant une tentative de chantage politique visant à réduire au silence les voix dissidentes. « Jamais je ne plierai », déclare-t-il, convaincu que cette exigence constitue une violation flagrante de la liberté d’expression.
Le document qu’il a joint — formulaire officiel, tampon consulaire et preuve de paiement — renforce la crédibilité de son accusation. Il montre que la procédure était complète et conforme, et que le refus ne peut être justifié par un manque de pièces ou une irrégularité. Pour lui, il s’agit d’un acte délibéré destiné à le punir pour ses prises de position critiques envers le pouvoir en place. Il estime que ce refus équivaut à une mise au ban administrative, l’empêchant de voyager librement et le plaçant dans une situation de vulnérabilité. Il affirme également que retourner en Algérie l’exposerait à une détention potentiellement à vie en raison de ses opinions politiques.
Ce témoignage s’inscrit dans une série d’alertes déjà formulées par des membres de la diaspora algérienne, qui dénoncent l’utilisation du passeport comme instrument de pression. Plusieurs ONG internationales ont signalé des cas similaires, évoquant une surveillance accrue des militants à l’étranger et des pressions exercées lors des démarches administratives. En rendant public son expérience et en fournissant la preuve administrative du refus, R O souhaite attirer l’attention des médias, des organisations de défense des droits humains et des institutions européennes sur une dérive autoritaire qui transforme un document d’identité en outil de répression politique.
Nadia B



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