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Tebboune et le remaniement de la panique

  • il y a 2 jours
  • 2 min de lecture

Dernière mise à jour : il y a 1 jour


En pleine crise de confiance entre les Algériens et le régime politique, le chef de l’Etat, Abdelmadjid Tebboune, a procédé à un remaniement ministériel. Un lifting qui en dit long sur les mœurs d’un pouvoir qui procède par à-coup depuis de longues années ; sans cap ni stratégie.


Il paraît clairement que l’annonce du remaniement de l’équipe gouvernementale de Sifi Ghrieb s’est faite dans la précipitation. Mis à l’écart depuis quelques jours en attendant son limogeage, devenu inéluctable depuis le scandale de l’importation des moutons, le désormais ancien ministre de l’Agriculture Yacine Walid est, malgré lui, à l’origine de l’annonce présidentielle. Dans la matinée de mardi 01 septembre, il avait opéré un coup de force en organisant une réunion de travail avec les cadres de son département ministériel, défiant ainsi le chef de l’Etat qui l’avait volontairement mis en dehors des réunions portant sur les incendies de forêts, dont son département est la tutelle.


C’est connu, Yacine Walid, une des coqueluches du régime Tebboune, présenté comme une preuve du rajeunissement du personnel politique du pouvoir, est dans le collimateur de la justice depuis plusieurs mois. Frappé d’ISTN, l’interdiction de quitter le territoire national, depuis longtemps, son cas s’est aggravé avec le scandale des moutons importés pour l’Aïd. Il est notamment soupçonné d’avoir pris part à la corruption qui a entouré l’opération. Fin de parcours désastreuse pour celui que le pouvoir a récompensé notamment pour avoir « craqué » les comptes de l’opposant Karim Tabbou en plein hirak.


Mais la forfaiture du régime ne s’arrête pas là. Visiblement en panne de banc de touche, il vient de rappeler deux figures qui ont déjà volé en éclat le peu de crédibilité dont pouvait se targuer le régime. Il s’agit d’abord de Sid-Ali Khaldi, nommé ministre de l’Agriculture. Cet énarque, passé par la Primature du temps où Abdelmalek Sellal occupait le Palais de la rue Docteur-Saâdane, s’est distingué en 2020 en demandant aux Algériens qui n’étaient pas « contents » de la situation de l’Algérie de « changer de pays ». Il s’est excusé depuis, mais la tirade, perçue comme une insulte par les Algériens, est restée dans les annales. Le second est le nouveau ministre de la Communication, Mohamed Bouslimani qui reprend son poste laissé en 2023 après avoir été mené en bateau par un jeune escroc qui s’était fait passer pour un officier supérieur de l’armée qui lui donnait des ordres. C’est également lui qui avait permis à la chaîne Ennahar d’annoncer le renvoi de l’ambassadeur des Emirats, information démentie plus tard. Cet homme, ancien fonctionnaire sans reliefs, n’est pas la seule figure qui pose problème parmi les 4 nouveaux ministres. Mohamed Hattab, désigné ministre du Travail, a été condamné en 2022 à deux ans de prison pour corruption du temps où était wali à Tipaza, avant d’occuper le même poste à Béjaïa puis ministre de la Jeunesse.


Au-delà des personnes, ce remaniement ministériel prouve que le pouvoir est à bout de souffle, dos au mur. Il n’a ni projet pour le pays, ni au moins des solutions pour les problèmes immédiats. Il est dans la tentative permanente de recherche de coupables à ses échecs. Or, le vrai coupable, c’est lui.


Essaïd Wakli

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Invité
il y a un jour

Le remaniement est logique selon l'évaluation des résultats des ministres sur le terrain et pas sur les réseaux sociaux. Quant à vos critiques, elles n'ont aucun fondement.

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