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Un an derrière les barreaux : l’inquiétude grandit autour du sort de Wafia Tidjani

  • il y a 8 minutes
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Arrêtée le 4 mars 2025 à At Douala, en Kabylie, la militante humanitaire Wafia Tidjani est détenue depuis un an à la maison d’arrêt de Tizi Ouzou, sans qu’aucun procès n’ait été programmé. Son incarcération, dénoncée comme arbitraire par plusieurs militants des droits humains, illustre selon eux la criminalisation croissante des actions de solidarité en Algérie.


Wafia Tidjani s’est fait connaître pour son engagement constant auprès des familles de détenus d’opinion, des personnes défavorisées et des populations isolées. Elle organisait notamment des voyages touristiques pour les familles, apportait un soutien matériel et moral aux détenus d’opinion et intervenait auprès des sinistrés après les incendies meurtriers de Vgayet et de Larbaa Nath Iraten. Pour ses soutiens, ces initiatives citoyennes sont précisément ce qui lui vaut aujourd’hui d’être visée par les autorités.


La militante avait déjà été placée sous contrôle judiciaire en août 2023 pour des accusations liées à ses activités humanitaires. Elle est poursuivie pour « incitation à l’attroupement non armé », « attroupement », « outrage à corps constitué » et « diffusion de fausses informations dans l’intention de nuire à l’intérêt national ». Des charges que ses défenseurs jugent infondées et motivées par des considérations politiques.


Selon plusieurs sources militantes, Wafia Tidjani aurait actuellement un bras en plâtre. Les circonstances de cette blessure demeurent floues et n’ont fait l’objet d’aucune communication officielle, alimentant les inquiétudes quant à ses conditions de détention et à son état de santé.


Un an après son arrestation, l’absence totale de perspective judiciaire renforce les critiques. Pour les défenseurs des droits humains, cette détention prolongée sans jugement constitue une violation grave des garanties fondamentales. Ils rappellent que la répression des initiatives solidaires s’est intensifiée ces dernières années, transformant des actes d’entraide en motifs d’inculpation.


De plus en plus de voix s’élèvent pour réclamer la libération de Wafia Tidjani. Pour ses soutiens, son cas symbolise une dérive inquiétante : celle d’un État qui assimile la solidarité à une menace et qui fait de l’engagement humanitaire un motif de poursuite.


Nadia B

 
 
 
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