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Abla Kemari : l’alerte sanitaire qui met en cause la prison de Biskra

  • il y a 2 jours
  • 2 min de lecture

Dernière mise à jour : il y a 3 heures

La situation sanitaire de la détenue d’opinion Abla Kemari, incarcérée à la prison de Biskra depuis 2023, suscite une inquiétude croissante au sein de sa famille et de ses soutiens. Selon plusieurs témoignages recueillis début septembre 2026, son état de santé s’est nettement dégradé à la suite d’une intervention chirurgicale pratiquée en décembre 2025, une opération qui, selon ses proches, « n’a pas été couronnée de succès ». Lors d’une visite effectuée fin août 2026 à l’établissement pénitentiaire, ses parents ont constaté une aggravation visible de son état, évoquant des complications post‑opératoires et la perspective d’une seconde intervention que la détenue refuse de subir en détention.


Les alertes concernant Abla Kemari ont été rendues publiques par plusieurs médias internationaux. Le quotidien Al‑Quds Al‑Arabi a rapporté, dans un article publié le 3 septembre 2026, que la famille d’Abla « demande sa libération pour raisons médicales » et dénonce « l’absence de prise en charge adéquate » au sein de la prison de Biskra. L'ONG Riposte Internationale a confirmé ces informations dans une dépêche datée du 4 septembre 2026, précisant que l’avocate de la détenue, Me Fatiha Rouibi, a officiellement alerté les autorités sur « la nécessité d’une intervention chirurgicale urgente dans un cadre hospitalier approprié ».


Arrêtée en 2023 et condamnée pour des publications critiques sur les réseaux sociaux, Abla Kemari est considérée par plusieurs organisations de défense des droits humains comme une détenue d’opinion. Sa famille affirme que les complications post‑opératoires constatées depuis décembre 2025 ont entraîné une perte de mobilité, des douleurs persistantes et une incapacité à suivre un traitement adapté en milieu carcéral. Les proches dénoncent également des retards dans les transferts médicaux et l’absence de suivi spécialisé.


La défense d’Abla Kemari a déposé, le 1er septembre 2026, une nouvelle demande de mise en liberté provisoire pour raisons médicales, invoquant les garanties prévues par le Code de procédure pénale algérien. Les autorités n’ont, à ce jour, pas communiqué publiquement sur l’évolution de son dossier. Pour sa famille, la situation est désormais « critique » et nécessite une prise de décision rapide afin d’éviter une aggravation irréversible de son état.


Les appels à la libération d’Abla Kemari s’inscrivent dans un contexte plus large de préoccupations concernant les conditions de détention des prisonniers d’opinion en Algérie. Plusieurs ONG, dont le Comité de Soutien aux Détenus du Hirak, ont relayé ces derniers jours les inquiétudes de la famille, appelant les autorités à « respecter les obligations humanitaires et médicales » envers la détenue.


Nadia B

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