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ARTICLES


Souveraineté sous tension : quand Tunis et Alger font de la presse étrangère un adversaire politique
La réaction tunisienne face à l’interview de Moncef Marzouki et la posture algérienne vis‑à‑vis des médias français relèvent d’une même logique politique : transformer la critique extérieure en menace contre la souveraineté nationale. Dans les deux cas, le pouvoir réagit à des contenus journalistiques comme s’il s’agissait d’actes hostiles, et non de simples analyses ou prises de position. Cette attitude révèle une fragilité commune : l’incapacité à tolérer une parole critiqu
27 juil.2 min de lecture


Fethi Ghares condamné en appel : le Parti des travailleurs appelle à la « détente »
Deux ans de prison ferme confirmés en appel pour le coordinateur du MDS, jugé pour ses déclarations sur le président Tebboune. Le Parti des travailleurs dénonce une « judiciarisation de la vie politique » et réclame la libération des détenus d’opinion. La cour d’Alger a confirmé, ce mardi 21 juillet, la peine de deux ans de prison ferme prononcée contre Fethi Ghares, coordinateur national du Mouvement démocratique et social (MDS). Dans un communiqué diffusé le jour même, le P
21 juil.2 min de lecture


La diaspora algérienne dénonce les pressions du pouvoir après la déclaration de Tebboune à Berlin
La dernière intervention du président Abdelmadjid Tebboune, prononcée depuis Berlin lors de sa visite officielle en Allemagne, a suscité une vague de réactions au sein de la diaspora. Alors que le chef de l’État a réaffirmé sa volonté de « réconciliation nationale » et de Lem Echeml — la « réunification » — plusieurs voix s’élèvent pour dénoncer un discours jugé déconnecté de la réalité. Parmi elles, celle d’Ali Aït Djoudi, président de l’ONG Riposte Internationale, qui accus
17 juil.2 min de lecture


Intégrisme réel ou fabriqué ? Le débat qui fracture l'Algérie
De l'huile de vidange sur des rochers, un mort, et un pays qui se demande ce qui lui arrive. Pression morale, recul des libertés, polarisation en ligne...le malaise algérien résiste aux réponses simples. Un jeune homme a versé de l’huile de vidange sur des rochers du littoral, à Bordj El Kiffan, pour en dissuader les couples de s’y asseoir. Un habitant venu prendre l’air y a laissé la vie, tombé à la mer. Quelques jours plus tôt, la vidéo d’un père enlaçant sa fille, bachel
15 juil.4 min de lecture


Avec 20,79 % de participation, le futur Parlement algérien naît en déficit de légitimité
L'abstention record du 2 juillet dépasse le simple désintérêt électoral. Elle interroge la stratégie institutionnelle du pouvoir depuis 2019 et fragilise l'Assemblée avant même sa mise en place. Le scrutin a été prolongé d'une heure, jeudi 2 juillet, sans effet notable sur la mobilisation. À la clôture des bureaux, Karim Khelfane, président par intérim de l'Autorité nationale indépendante des élections (ANIE), annonçait un taux de participation de 20,79 % sur le territoire na
3 juil.3 min de lecture


Comment la bureaucratie est utilisée pour étouffer les associations algériennes indépendantes
Et si l’outil le plus dangereux d’un gouvernement n’était pas une arme, mais un simple bureau et un tampon ? En Algérie, une guerre silencieuse se joue loin des tribunaux et des caméras : celle de la répression administrative. Depuis 2019, l’État a perfectionné une architecture invisible qui étouffe les voix indépendantes, démantèle les associations autonomes et gèle les comptes bancaires de ceux qui osent s’organiser. Une stratégie discrète, mais redoutablement efficace, qui
30 juin3 min de lecture


Algériens en suspens : un pays qui décide qui peut exister
Depuis 2019, une catégorie d’Algériens vit dans une situation paradoxale : ils sont citoyens d’un pays auquel ils n’ont plus accès, ou dont ils ne peuvent plus sortir. Ce phénomène, longtemps perçu comme une série de dysfonctionnements administratifs, s’est transformé en symptôme d’un rapport de plus en plus vertical entre l’État et ses nationaux. L’Algérie n’est plus seulement un territoire, mais un espace conditionnel : on y entre ou on en sort selon des critères qui relève
28 juin3 min de lecture


Justice : Amara Benyounès sous mandat de dépôt
Amara Benyounès est de retour derrière les barreaux. Le juge d’instruction de la troisième chambre du tribunal de Sidi M’hamed a ordonné, mardi, son placement en détention à la prison de Koléa, six ans après qu’il en était sorti libre à l’issue de sa condamnation dans l’affaire Ali Haddad. À 67 ans, l’ancien ministre et secrétaire général du MPA se retrouve incarcéré pour la deuxième fois en sept ans, cette fois dans le cadre d’un dossier distinct, dont les contours restent e
23 juin2 min de lecture


Hirak : Fatima Boudouda acquittée, sa libération attendue dans la journée
La chambre criminelle d'appel près la Cour d'Alger, vient d'acquitter Fatima Boudouda de l'ensemble des chefs d'accusation retenus contre elle. La prison de Koléa doit lui ouvrir ses portes dans la journée de ce dimanche 21 juin, après près de cinq mois de détention. La cour criminelle de première instance de Dar El Beida l'avait condamnée le 27 janvier à cinq ans de prison ferme, sur le fondement notamment de l'article 87 bis du code pénal. Cet article, durci en 2021 pour qu
21 juin1 min de lecture


Une campagne sous surveillance face à une rue indifférente et à une presse étrangère sceptique
À l’approche des législatives, les partis politiques multiplient les déplacements, les réunions publiques et les opérations de proximité pour tenter de mobiliser un électorat qui demeure largement indifférent. La campagne, placée sous une surveillance étroite des autorités, peine à susciter un véritable engouement, malgré les efforts visibles des formations en lice pour occuper le terrain. Dans plusieurs wilayas, les meetings se déroulent devant des publics clairsemés, tandis
17 juin2 min de lecture


L’enseignante et militante Hakima Sbaihi condamnée par le tribunal de Béjaïa
Selon les informations rapportées par Maître Mehdi Zidane, le tribunal de Béjaïa a condamné l’enseignante universitaire et militante Hakima Sbaihi à une amende de 100 000 dinars, ainsi qu’au versement de 100 000 dinars de dommages et intérêts au profit du Trésor public. Elle était poursuivie pour « incitation à un rassemblement non armé » et « outrage aux autorités judiciaires », sur la base des articles 100 et 146 du Code pénal. Enseignante à l’Université de Béjaïa, écrivain
8 juin2 min de lecture


Derrière la façade électorale, un scrutin verrouillé et un récit médiatique sous contrôle
En Algérie, la couverture médiatique des législatives du 2 juillet 2026 par la presse pro‑pouvoir présente le processus électoral comme une suite d’étapes administratives normales : validation des listes, attribution des numéros, rappel des règles de financement, préparatifs techniques. Ce récit volontairement neutre et procédural masque plusieurs réalités politiques essentielles. La validation des listes est décrite comme une opération purement bureaucratique, alors qu’elle
8 juin2 min de lecture


Entre peur, résignation et dépendance : Comprendre ceux qui défendent encore le régime
L’Algérie traverse une phase politique où les tensions entre aspirations citoyennes et pratiques institutionnelles se révèlent avec une netteté croissante. Les atteintes aux droits fondamentaux, régulièrement signalées par des organisations nationales et internationales, ne relèvent plus de faits isolés mais d’un mode de gouvernance qui s’est consolidé depuis 2019. Pourtant, une partie de la population continue de défendre le président Abdelmadjid Tebboune, parfois avec vigue
24 mai3 min de lecture


Législatives verrouillées, souveraineté confisquée : L’analyse de Karim Tabbou
À l’occasion de la Journée mondiale de la liberté de la presse, Karim Tabbou a choisi de consacrer son billet hebdomadaire à la lecture politique des législatives prévues le 2 juillet prochain. Le contexte dans lequel il s’exprime n’est pas anodin : depuis trente-six mois, l’opposant se rend chaque lundi à la caserne de la sécurité intérieure pour satisfaire à une obligation de signature imposée par son contrôle judiciaire. Ce rappel liminaire, loin d’être anecdotique, sert d
6 mai3 min de lecture


La fabrique de la peur : chronique d’une société fracturée
Hirak 2019 Depuis l’arrivée d’Abdelmadjid Tebboune au pouvoir en 2019, l’Algérie traverse une mutation silencieuse mais profonde, qui dépasse largement les seuls enjeux institutionnels. Le pays semble s’être installé dans une atmosphère de tension diffuse, où la méfiance s’est substituée à la confiance et où la parole publique s’est progressivement rétractée. Ce climat n’est pas né d’un hasard politique : il est le produit d’un système qui, pour se maintenir, a choisi de frag
5 mai3 min de lecture


Quand l’audiovisuel public réduit la vie politique algérienne au seul RND
Depuis des semaines, les médias publics algériens déroulent un tapis rouge permanent au secrétaire général du Rassemblement national démocratique (RND), Moundir Bouden. Discours, déplacements, déclarations, visites de proximité, rencontres internes : chaque apparition bénéficie d’une couverture systématique, parfois en ouverture de journaux télévisés, souvent accompagnée d’un commentaire valorisant. Pour le téléspectateur, l’auditeur ou le lecteur, une impression s’impose : u
4 mai3 min de lecture


À la Cour d’Alger, une série d’acquittements qui fissure la logique répressive
L’audience qui s’est tenue ce 3 mai 2026 à la Cour d’Alger restera comme l’un des moments les plus inattendus d’un dossier qui aura pesé pendant près de cinq ans sur des dizaines de familles. Devant le tribunal criminel de deuxième instance, quarante-neuf détenus d’opinion ont enfin vu leur sort réexaminé, dans une atmosphère mêlant tension, fatigue et espoir retenu. Les décisions rendues ont surpris par leur ampleur, ouvrant une brèche dans une mécanique judiciaire qui sembl
4 mai3 min de lecture


Passible de la peine de mort : Six experts de l'ONU exigent l'annulation du procès de Tadjadit
Six rapporteurs spéciaux des Nations Unies ont demandé, le 28 avril, l'annulation de l'audience fixée au 30 avril devant la Cour d'Alger contre Mohamed Tadjadit, poète et militant du Hirak, au motif que les charges requalifiées à son encontre l'exposent à la peine capitale. Mohamed Tadjadit, 31 ans, avait été condamné en mars 2022 à seize mois de prison pour son engagement au sein du mouvement Hirak, peine réduite en appel, avant de recouvrer la liberté en août 2022. En novem
29 avr.3 min de lecture


« Nous défendons l'homme, et non pas le projet politique » : cinq ans après, l'Algérie se souvient d’Ali-Yahia Abdennour
« Nous défendons l'homme, et non pas le projet politique » : cinq ans après, l'Algérie se souvient d’Ali-Yahia Abdennour
25 avr.6 min de lecture


Entre amnésie imposée et usage politique : la contradiction au cœur de la Charte
La condamnation de Kamel Daoud intervient dans un paysage juridique où la mémoire de la décennie noire reste strictement encadrée par l’ordonnance 06‑01, pierre angulaire de la Charte pour la paix et la réconciliation nationale. Ce texte, adopté en février 2006, interdit aux citoyens d’évoquer publiquement la guerre civile en dehors du récit officiel. Il criminalise toute mise en cause des forces de sécurité pour des actes commis durant les années 1990 et prohibe toute expres
22 avr.3 min de lecture
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