top of page

Absence du tamazight sur les façades diplomatiques algériennes : un effacement systémique

  • il y a 3 jours
  • 1 min de lecture

L’absence du tamazight sur les façades diplomatiques algériennes n’est pas un détail : c’est un effacement systémique. À Ottawa comme à Paris, Londres, Berlin, Madrid ou Washington, les ambassades algériennes affichent leur nom en arabe, en français et en anglais — jamais en tamazight, pourtant langue nationale et officielle depuis dix ans.


Cette invisibilité répétée, pays après pays, façade après façade, révèle une contradiction que l’État ne cherche même plus à masquer. Tamazight est proclamé officiel dans la Constitution, mais il disparaît dès qu’il s’agit de représenter l’Algérie à l’étranger. Là où un État montre ce qu’il assume, ce qu’il revendique, ce qu’il considère comme constitutif de son identité, l’Algérie choisit d’effacer l’une de ses langues fondatrices.


Ce n’est pas un oubli administratif.

C’est un geste politique. Un geste qui dit que l’officialisation de tamazight reste strictement théorique, sans traduction dans les symboles, les pratiques, ni les représentations de l’État.


Partout dans le monde, les ambassades algériennes affichent ce déni en lettres capitales. Et tant que tamazight ne franchira pas les murs des institutions, sa reconnaissance restera une fiction constitutionnelle, sans incarnation réelle.


Nadia B


 
 
 

Commentaires

Noté 0 étoile sur 5.
Pas encore de note

Ajouter une note
bottom of page