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Affaire Mohamed Laskri : un dossier sous tension au cœur des zones d’ombre du meurtre de Djamel Bensmail

  • cfda47
  • il y a 2 jours
  • 3 min de lecture

Le dossier judiciaire lié au meurtre de Djamel Bensmail, survenu en août 2021 à Larbaâ‑Nath‑Irathen, continue de susciter de profondes interrogations. Au‑delà du choc provoqué par ce drame, les conditions d’arrestation et de détention de plusieurs personnes interpellées dans le cadre de l’enquête alimentent un débat persistant sur la transparence des procédures et le respect des droits fondamentaux.


Parmi les accusés, Mohamed Laskri, originaire de la région, est devenu l’un des symboles des critiques formulées par des proches de détenus, des militants et des organisations de défense des droits humains.


Mohamed Laskri fait partie des accusés condamnés à mort dans le cadre du dossier Bensmail, une décision qui continue d’alimenter les inquiétudes de ses proches et de plusieurs défenseurs des droits humains. Pour eux, cette condamnation repose sur un dossier entaché de zones d’ombre, d’allégations de mauvais traitements et d’une absence présumée de preuves matérielles.


Un suspect désigné dans un climat de tension


Peu après le drame, les proches de Mohamed Laskri ont assuré qu’il ne se trouvait pas sur les lieux au moment des faits. Selon eux, son arrestation serait liée avant tout à son ancienne adhésion au Mouvement pour l’Autodétermination de la Kabylie (MAK), organisation classée terroriste par les autorités algériennes.


Pour sa famille, cette affiliation passée aurait suffi à faire de lui un suspect idéal dans un contexte politique particulièrement tendu, marqué par les incendies meurtriers qui ravageaient alors la Kabylie.


Arrêté en 2021, Laskri a été présenté par les autorités comme l’un des principaux suspects dans la coordination des actes ayant conduit à la mort de Djamel Bensmail, lynché par une foule après avoir été accusé — à tort selon les conclusions ultérieures — d’être à l’origine des incendies.


Ses proches, ainsi que plusieurs militants, affirment qu’aucune preuve matérielle n’a été rendue publique pour étayer ces accusations.


Une condamnation à mort qui interroge


Mohamed Laskri fait partie des accusés condamnés à mort dans le cadre de cette affaire. Pour ses proches et plusieurs défenseurs des droits humains, cette sentence extrême renforce les inquiétudes quant à la solidité du dossier, aux conditions dans lesquelles les aveux auraient été obtenus et au respect des garanties judiciaires.


Allégations de mauvais traitements


Selon des témoignages recueillis par des proches et relayés par des collectifs citoyens, Mohamed Laskri aurait subi des interrogatoires prolongés, accompagnés de violences physiques et psychologiques.


Ces récits évoquent également des violences sexuelles, qualifiées par des défenseurs des droits humains de « violations graves de la dignité humaine ». Ces allégations n’ont pas été confirmées officiellement, mais elles s’inscrivent dans un ensemble plus large de témoignages similaires rapportés par d’autres détenus dans des affaires connexes.


Des sources proches du dossier affirment que les mêmes agents de sécurité cités dans d’autres témoignages apparaissent également dans le récit attribué à Laskri.


À ce jour, les autorités n’ont pas réagi publiquement à ces accusations.


Des proches du dossier affirment travailler à rassembler témoignages et documents afin de retracer les zones d’ombre de l’affaire. L’objectif annoncé serait de documenter les conditions de détention, les méthodes d’interrogatoire et les procédures ayant entouré l’enquête, et d’offrir une plateforme aux familles contestant la version officielle des faits.


Un dossier toujours sensible


L’affaire Mohamed Laskri demeure l’un des volets les plus controversés du dossier Bensmail. Entre accusations de mauvais traitements, absence présumée de preuves matérielles, condamnation à mort et climat politique explosif, de nombreuses zones d’ombre persistent.


Les témoignages de proches, les récits de détenus et les préoccupations exprimées par des défenseurs des droits humains alimentent un débat toujours vif sur la transparence des enquêtes et le respect des garanties judiciaires.


Pour une partie de l’opinion, seule une réévaluation impartiale des faits et des responsabilités permettra de refermer une page douloureuse et de restaurer la confiance dans les institutions chargées de dire le droit.


Nadia B

 
 
 

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