Amnesty International alerte sur le risque de la peine capitale contre Tadjadit
- 24 avr.
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Condamné en novembre 2025 dans une affaire liée à « l’apologie de terrorisme », et une autre inculpation en janvier 2026 à une peine de 3 ans de prison, Mohamed Tadjadit dit « le poète du Hirak » va comparaître, de nouveau, le 30 avril prochain devant le tribunal de Dar El-Beida, à l’Est d’Alger, en compagnie de douze autres prévenus. A cette occasion, l’organisation Amnesty International alerte sur le risque que le militant puisse être condamné pour la peine capitale.
Dans une lettre envoyée au ministre de la Justice, l’ONG rappelle les faits : Les charges retenues contre Mohamed Tadjadit et les autres militants se « fondent sur certaines de leurs publications sur les réseaux sociaux et sur des communications privées en ligne en relation avec des manifestations du Hirak et commentant publiquement la situation politique et socioéconomique du pays ». « L’enquête menée par le parquet a déterminé que prendre part à ces actions non violentes appelant à une réforme politique constituait un soutien au “terrorisme ” et un “complot contre l’État ”, sans fournir d’élément attestant la commission d’une infraction reconnue par le droit international. », ajoute encore le texte qui appelle à libérer ces détenus d’opinion.
Dans cette missive, Amnesty International exhorte le ministre algérien de la Justice à « remettre en liberté toutes les personnes uniquement détenues pour avoir exercé leurs droits humains, notamment les coaccusés de Mohamed Tadjadit, et à mettre fin à la criminalisation de l’opposition non violente en Algérie ».
Depuis 2019, Mohamed Tadjadit, 31 ans, fait partie des figures du Hirak les plus poursuivies en justice. Il a été condamné à 5 reprises et a passé plusieurs années en prison. Il ne passe quasiment jamais plus de trois mois en liberté avant d’être de nouveau remis en prison suite à des publications sur facebook.
En plus de Mohamed Tadjadit, de nombreux activistes et militants vont être jugés les mois de mai et de juin prochains. Parmi lesquels le groupe de Mira Mokhnache, emprisonnée depuis juillet 2024. Certains sont en liberté, tandis que d’autres sont en prison depuis quasiment deux ans !
Essaïd Wakli



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