top of page

Arezki Ait-Larbi annonce rompre sa relation éditoriale avec Fatma Oussedik

  • il y a 6 jours
  • 2 min de lecture

Dernière mise à jour : il y a 5 jours


Dans un long communiqué, le patron des éditions Koulou, Arezki Ait-Larbi, a annoncé rompre sa relation avec la sociologue et universitaire Fatma Oussedik. Il en veut à l’auteure de « identités rebelles » d’avoir « rompu le contrat moral » qui la liait à la maison d’édition en « reprenant à son compte des insinuations sur desagendas politiques ”, arguments inhabituels aussi bien dans le discours universitaire que dans le monde de l’édition », écrit Arezki Aït-Larbi dans son communiqué.


En plus de cette annonce, le patron de Koukou Editions a tenu à répondre à la lettre publiée samedi par Fatma Oussedik où elle mettait en cause son éditeur suite à l’interdiction de la tenue, le samedi 18 avril, d’une séance de vente-dédicace de son ouvrage « Identités rebelles ». Dans son document, Mme Oussedik dit ne pas être au courant de l’existence d’une erreur de l’ISBN (Inscription à la bibliothèque nationale) de l’ouvrage.


« L’erreur typographique de l’ISBN porté sur la couverture du livre, qui a servi de prétexte à une exceptionnelle levée de boucliers, a pourtant été rectifiée et le dépôt légal effectué depuis le 21 avril. Mme Oussedik en a été informée en temps réel, et le livre, qui n’a fait l’objet d’aucune interdiction légale par voie judiciaire, est disponible en librairie. », précise Arezki Aït-Larbi qui ajoute avoir assumé « une erreur commise de bonne foi, en communiquant, dans une totale transparence, les précisions nécessaires aussi bien au ministère de la Culture qu’à l’opinion publique ». Il annonce son intention d’arrêter la commercialisation de l’ouvrage de Mme Oussedik.


Pour l’éditeur, ces « erreurs » liées à l’ISBN ou au dépôt légal ont plutôt servi de prétexte pour l’interdiction d’une activité publique. « (…) l’irruption spectaculaire de la police dans une librairie pour empêcher une séance de signatures et fermer l’établissement vise à prohiber les espaces résiduels du libre débat dans la capitale », écrit-il tout en promettant de continuer « de défendre une ligne éditoriale engagée, ouverte aux plumes insoumises, dans le respect des lois de la république. »


Le samedi 18 avril, la police a empêché la tenue d’une séance de vente-dédicace de l’ouvrage Identités rebelles de la sociologue Fatma Oussedik. Quelques heures plus tard, la bibliothèque nationale a annoncé que l’éditeur n’avait pas procédé à l’enregistrement de l’ouvrage et avait utilisé « un ancien ISBN » déjà attribué à un autre titre. La polémique qui a suivi a poussé la ministre de la Culture, Malika Bendouda, à recevoir la célèbre sociologue qui écrira, deux jours après, qu’elle n’était pas « au courant » des « problèmes techniques » connu par le livre et qu’elle ne savait pas que ce dernier se vendait sur Amazon.


De son côté, Arezki Aït-Larbi a procédé aux correctifs nécessaires et "Identités rebelles ", tiré à 200 exemplaires, est en train de se vendre normalement. Mais une fois ce stock épuisé, Fatma Oussedik devra trouver un autre éditeur.


Essaïd Wakli

Commentaires

Noté 0 étoile sur 5.
Pas encore de note

Ajouter une note
bottom of page