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Aïn El Fouara vandalisée pour la septième fois : le bras de la statue sectionné

  • il y a 12 heures
  • 2 min de lecture

Pour la septième fois en moins de 10 ans, la célèbre statue de Ain-El-Fouara, à Sétif, a été vandalisée dans la nuit du 23 au 24 février, rapportent des sources médiatiques. Cette fois-ci, c'est le bras de la madone en marbre sculptée en 1898 par Francis de Saint-Vidal, qui a été coupé. Selon la radio locale, un homme a été interpellé par les services de police. Mais son identité et ses motivations n’ont pas été données.


L’été dernier, l’œuvre d’art qui orne le centre-ville de Sétif, a été endommagée. Son nez a été coupé au marteau. Très vite, l’auteur des faits a été condamné à 10 ans de prison ferme et 3,5 millions de dinars d’amende, sans doute pour servir d’exemple. En 2022, un homme ivre avait sectionné les deux seins de la dame en marbre qui trône sur une source d’eau permanente au cœur de la charmante ville, capitale des Hauts-Plateaux. Depuis, la protection du monument a été renforcée avec la construction d’un grillage en fer forgé. Mais cela n’a pas été efficace.


Depuis quelques années, l’idée de déboulonner la statue et sa mise dans un musée s’est posée. L’ancien ministre de la Culture, Azedine Mihoubi, enfant de la ville, avait écarté cette option. Mais une de ses successeures, Soraya Mouloudji, s’est dite « ouverte au débat » sur la question. Les promoteurs de cette possibilité mettent en avant la nudité de la statue pour justifier son déplacement dans un lieu clos, loin des regards. Il s’agit d’un courant conservateur, parfois obscurantiste, qui veut « voiler » et cacher les statuts nues, souvent héritées de la période coloniale ou même des ères romaines et berbères. Par exemple, les sexes des sculptures posées au Musée des antiquités de Cherchell ont été tout simplement coupés au marteau, parfois de manière sauvage.


D’autres Algériens, plus particulièrement les natifs de Sétif, refusent de voir le symbole de cette ville déplacé ailleurs. Sa place naturelle est de trôner sur cette fontaine comme elle le fait depuis 120 ans !


Essaïd Wakli

 

 
 
 

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