Boumerdès : le président de l’APC de Chabet El Ameur arrêté pour corruption
- 17 janv.
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Dernière mise à jour : 20 janv.

Une opération menée par la brigade de recherches de la Gendarmerie nationale a conduit à l’arrestation du président de l’Assemblée populaire communale (APC) de Chabet El Ameur, dans la wilaya de Boumerdès. L’élu local a été interpellé en flagrant délit, en compagnie d’un employé administratif, dans le cadre d’une affaire de corruption qui suscite une vive réaction dans la région.
L’arrestation du président de l’APC de Chabet El Ameur, dans la wilaya de Boumerdès, a jeté un éclairage brutal sur les dérives qui minent encore certaines administrations locales. L’affaire, révélée à la mi‑janvier 2026, a rapidement suscité l’émoi parmi les habitants et relancé le débat sur la lutte contre la corruption en Algérie.
Une opération déclenchée après une plainte
Selon les premières informations recueillies auprès de sources sécuritaires, l’intervention a été déclenchée à la suite d’une plainte déposée par un citoyen affirmant avoir été victime d’une tentative d’extorsion.
Les enquêteurs ont alors mis en place un dispositif de surveillance permettant de piéger les deux suspects dans un café du centre-ville.
Les faits reprochés
Les deux hommes sont soupçonnés d’avoir exigé une somme d’argent en échange de l’accomplissement d’une procédure administrative relevant de la commune.
Les enquêteurs auraient saisi des preuves matérielles au moment de l’interpellation, renforçant les soupçons de corruption active et passive.
Garde à vue et poursuite de l’enquête
Le président de l’APC et son collaborateur ont été placés en garde à vue pour les besoins de l’enquête.
Le dossier a été transmis au procureur de la République, qui devrait décider des suites judiciaires dans les prochains jours. Des auditions supplémentaires sont prévues afin de déterminer l’ampleur de l’affaire et d’éventuelles complicités.
Réactions dans la commune
L’arrestation a provoqué un choc parmi les habitants de Chabet El Ameur, où le maire était en poste depuis plusieurs années.
Certains citoyens saluent une action « nécessaire pour assainir la gestion locale », tandis que d’autres se disent « surpris » par l’implication présumée de l’élu.
Un contexte national sensible
Cette affaire intervient dans un climat où les autorités algériennes affirment vouloir renforcer la lutte contre la corruption à tous les niveaux de l’administration.
Les opérations de ce type se sont multipliées ces derniers mois, traduisant une volonté affichée de restaurer la confiance dans les institutions locales.
Yacine M



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