top of page

Espoir de sortie de la liste grise : le GAFI rendra son verdict à la fin du mois

  • il y a 6 heures
  • 2 min de lecture

La perspective d’une sortie de l’Algérie de la liste grise du Groupe d’action financière (GAFI) a pris un relief particulier cette semaine, après l’audition de la délégation algérienne devant l’organisme international chargé de la lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme. Selon les autorités algériennes, notamment le ministère des Finances, la Banque d’Algérie et la Cellule de traitement du renseignement financier (CTRF), cette audition se serait déroulée dans un « climat favorable », les réformes engagées ayant été « bien accueillies ». Une appréciation qui émane exclusivement de la partie algérienne, le GAFI ne commentant jamais publiquement les échanges intermédiaires avant la publication de ses conclusions officielles.


Inscrite sur la liste grise depuis février 2023, l’Algérie tente depuis deux ans de combler les lacunes relevées par le GAFI, notamment en matière de transparence financière, de surveillance bancaire, de contrôle des flux liés à l’import‑export et de coopération internationale. Les autorités affirment avoir renforcé les dispositifs de conformité, modernisé les mécanismes de traçabilité et adopté de nouveaux textes destinés à lutter contre la fraude et les circuits informels. L’audition de cette semaine aurait permis, selon elles, de mettre en avant ces avancées et de défendre la capacité du pays à se conformer durablement aux standards internationaux.


La décision finale ne sera toutefois connue qu’à l’issue de la plénière du GAFI prévue fin juin 2026, seule instance habilitée à confirmer une sortie ou un maintien sur la liste grise. En attendant, l’optimisme affiché par Alger traduit l’importance stratégique de cet enjeu. Une sortie de la liste grise allégerait les contraintes pesant sur les transactions financières internationales, améliorerait la perception du risque pays et faciliterait l’attractivité des investissements étrangers, dans un contexte où l’Algérie cherche à diversifier son économie au‑delà des hydrocarbures.


Si les autorités se montrent confiantes, plusieurs observateurs rappellent que le GAFI évalue aussi la mise en œuvre concrète des réformes, et pas seulement leur adoption formelle. Les questions liées à la transparence des entreprises publiques, à la lutte contre la corruption ou à l’indépendance des organes de contrôle restent particulièrement scrutées. La plénière de fin juin dira si les efforts engagés suffisent à convaincre l’organisme international.


D’ici là, l’Algérie poursuit sa communication prudente mais résolument optimiste, tout en sachant que seul le verdict du GAFI fera foi.


Yacine M



 
 
 

Commentaires

Noté 0 étoile sur 5.
Pas encore de note

Ajouter une note
bottom of page