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Face à la tentative de putsch au Niger, Alger affiche sa puissance militaire

  • il y a 5 heures
  • 2 min de lecture

Au lendemain d’une attaque rebelle contre la présidence du Niger, l’Algérie a envoyé, dimanche 30 août, un escadron d’avions de chasse et d’aéronefs de soutien logistique à Niamey, annonce la presse de ce pays. Il est constitué de quatre (04) avions de chasse de type Soukhoï SU 30 de Combat, accompagnés d'un Iliouchine IL-76 de transport militaire et d'un Iliouchine IL-78 ravitailleur. La délégation a été conduite par le général-major Mohamed Adjroud.


Pour donner une grande dimension à cette visite, les autorités nigériennes ont fait les choses en grand : l’équipe algérienne a été accueillie par le premier Ministre Ali Mahamane Lamine Zeine, Ministre de la Défense, le Général Salifou Mody et le chef d’Etat-Major particulier du chef de l’Etat du Niger.


Cette démonstration de force algérienne intervient un jour seulement après la tentative de militaires mutins de s’emparer de la principale base aérienne du pays, la 101, située à proximité de l’aéroport international de la capitale nigérienne, dans lequel se trouvait déjà un contingent algérien. « Cette mission s'inscrit dans le cadre du témoignage du soutien stratégique des Forces Armées Algériennes à l'endroit des Forces Armées Nigériennes », indique-t-on à Niamey. Pour Alger, cette mission vise « à aider le Niger à faire face à une tentative de déstabilisation » de ce pays, indique le ministère algérien de la Défense dans un communiqué.


Ce n’est pas la première fois que l’Algérie affiche son soutien à l’armée nigérienne. Le dimanche 09 aout 2026, elle a fait don de quatre (04) hélicoptères dont deux (02) MI 171 et deux (02) MI 24, à l’armée de l’air nigérienne, sous-équipée face aux menaces qui guettent le pays.


C’est une évolution stratégique très importante pour l’armée algérienne qui abandonne ainsi la doctrine de « la non-ingérence » dans les affaires internes d’autres pays. Cette aide est faite sous forme de « coopération » entre les deux armées. Mais c’est la première fois dans l’histoire de l’Algérie que l’ANP se déploie ainsi de manière claire dans un pays voisin, en proie à des tentatives de déstabilisation. C’est un changement stratégique de très grande importance. Pourtant, la Constitution est claire à ce sujet : toute intervention militaire à l’étranger doit passer par le parlement. Mais la composante de cette institution étant totalement acquise au pouvoir exécutif, cela ne devra pas constituer un grand souci pour Abdelmadjid Tebboune.


Essaïd Wakli

 
 
 

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