Il a relayé la colère des habitants de Djanet : le journaliste Abdelali Mezghiche placé sous mandat de dépôt
- cfda47
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Le journaliste Abdelali Mezghiche a été mis ce lundi 09 février sous mandat de dépôt pour des publications sur les réseaux sociaux. Très présent sur facebook notamment, le journaliste de la télévision d’Etat a été l’un des rares à publier l’information sur la colère de certains habitants de la ville de Djanet contre l’emprisonnement de certaines figures locales. Selon des sources concordantes, c’est à cause de cette publication que le journaliste a été interpellé.
Comme beaucoup de détenus d’opinion, Abdelali Mezghiche va être jugé pour « exposition, sur les réseaux sociaux, de publications pouvant porter atteinte à l’intérêt national » ou encore « diffusion de discours de haine et de racisme ». Mais jusqu’à présent, aucune communication officielle n’est venue confirmer cette information de manière officielle.
Dans l’entourage du journaliste, on indique que Abdelali Mezghiche était injoignable durant les trois derniers jours. Ses téléphones étaient également éteints, confirmant ainsi que le quadragénaire n’est plus libre de ses mouvements. Légalement, le détenu a droit de faire appel de son incarcération dans un délai d’un mois. Mais les expériences passées ont prouvé que souvent, les personnes mise sous mandat de dépôt pour délit d’opinion ne quittent la prison qu’une fois leur période de détention consommée.
Cette incarcération intervient quelques heures seulement après les déclarations de Abdelmadjid Tebboune assurant garantir la liberté de la presse et d’expression. Plus que cela, à la question d’un journaliste qui lui demandait si un journaliste disposant de dossiers sur des personnalités publiques pouvait publier des enquêtes, le chef de l’Etat a répondu par un « oui ». Mais il a tout de suite mis des balises à ce « oui ». « Vous pouvez publier à condition d’être sûr de l’information », a-t-il suggéré. Plus que cela, il a mis des conditions insurmontables : Un journaliste « peut critiquer » les autorités, mais à « condition que cela vienne de lui », a-t-il dit. Des balises qui rendent l’exercice du métier quasiment impossible.
E. Wakli



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