top of page

L'Algérie remet l'avocat tunisien Seifeddine Makhlouf aux autorités de Tunis

  • cfda47
  • il y a 3 jours
  • 2 min de lecture

Dernière mise à jour : il y a 2 jours

Détenu depuis juillet 2024 au centre de rétention d'Oran, l'ancien député et président de la coalition Al-Karama a été extradé vers la Tunisie malgré une demande d'asile en cours auprès du HCR. 


L'avocat tunisien Seifeddine Makhlouf a été remis aux autorités tunisiennes, après plus d'un an et demi de détention administrative en Algérie. L'information a été rapportée par l'avocat algérien Saïd Zahi sur son compte Facebook.


Makhlouf, 48 ans, ancien député et président de la coalition islamiste Al-Karama, avait été arrêté le 4 juillet 2024 à l'aéroport d'Annaba alors qu'il tentait de prendre un vol pour Istanbul, puis Doha où réside sa famille. La police des frontières avait constaté que son passeport ne portait pas de cachet d'entrée, ce qui indiquait un franchissement clandestin de la frontière terrestre. Il avait été inculpé pour entrée illégale sur le territoire algérien et usage de faux.


Une demande d'asile en cours  

Selon Saïd Zahi, Makhlouf avait déposé une demande d'asile auprès du Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR), bureau d'Alger. Des sources proches du dossier indiquent qu'il avait obtenu une protection temporaire en attendant son transfert vers Genève.  


L'avocat algérien déplore cette extradition, rappelant que son confrère tunisien “fait face à plusieurs peines de prison en raison de son activité politique et de défense des droits”.  


Plusieurs condamnations en Tunisie  

En Tunisie, Makhlouf cumule plusieurs condamnations. En juin 2022, un tribunal militaire l'a condamné à un an de prison pour “atteinte à la dignité de l'armée” et à cinq ans d'interdiction d'exercer la profession d'avocat. En janvier 2023, il a écopé de quatorze mois de prison pour des insultes envers des policiers à l'aéroport de Tunis en mars 2021. En juin 2023, une autre condamnation de vingt mois lui a été infligée dans une affaire l'opposant au procureur de Sidi Bouzid.  


Plus récemment, la chambre correctionnelle du tribunal de première instance de Tunis a prononcé une peine de cinq ans de prison par contumace à son encontre.  


Dès son arrivée en Tunisie, Makhlouf a été placé en détention sur ordre du procureur du tribunal de Tunis, pour l'exécution des peines prononcées contre lui, rapportent plusieurs médias locaux, dont Kapitalis.  


Avocat depuis 2009, Seifeddine Makhlouf s'était fait connaître en défendant des personnes accusées de terrorisme, ce qui lui avait valu le surnom d' “avocat des terroristes”. Candidat à l'élection présidentielle de 2019, il avait obtenu 4,37 % des voix au premier tour avant d'être élu député de la première circonscription de Tunis.  


Sophie K.  


Commentaires

Noté 0 étoile sur 5.
Pas encore de note

Ajouter une note
bottom of page