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La diaspora algérienne dénonce les pressions du pouvoir après la déclaration de Tebboune à Berlin

17 juil.
2 min de lecture

La dernière intervention du président Abdelmadjid Tebboune, prononcée depuis Berlin lors de sa visite officielle en Allemagne, a suscité une vague de réactions au sein de la diaspora. Alors que le chef de l’État a réaffirmé sa volonté de « réconciliation nationale » et de Lem Echeml — la « réunification » — plusieurs voix s’élèvent pour dénoncer un discours jugé déconnecté de la réalité. Parmi elles, celle d’Ali Aït Djoudi, président de l’ONG Riposte Internationale, qui accuse le pouvoir algérien de mener une politique de façade.


Dans un message publié sur Facebook, Ali Aït Djoudi estime que « les propos d’Abdelmadjid Tebboune n’ont aucune crédibilité ». Selon lui, plus de 250 citoyennes et citoyens seraient encore détenus en Algérie « avec des dossiers vides », malgré les annonces répétées du président sur l’apaisement et le dialogue. L’ONG rappelle que plusieurs organisations internationales, -dont Amnesty International et Human Rights Watch-, ont documenté ces dernières années des arrestations de militants, journalistes et internautes poursuivis pour des publications sur les réseaux sociaux ou des activités politiques pacifiques.


Le président de Riposte Internationale accuse également les autorités algériennes d’étendre leurs pratiques répressives au-delà des frontières. Il affirme que certaines représentations diplomatiques se comportent désormais comme des « bureaux de police politique », exerçant des pressions administratives sur des membres de la diaspora pour les pousser à signer des « certificats de repentance ». Ces documents, évoqués par plusieurs associations de défense des droits humains, seraient présentés comme une condition pour renouveler des passeports, obtenir des documents consulaires ou régulariser des situations administratives. Ali Aït Djoudi qualifie ces méthodes d’« odieux chantage ».


La déclaration de Tebboune à Berlin, où il a insisté sur la nécessité de « rassembler tous les Algériens, où qu’ils se trouvent », est perçue par l’ONG comme un discours destiné à l’international, sans traduction concrète dans les pratiques de l’État. « Il prêche la réconciliation depuis son installation à la tête de l’État. Dans le même temps, ses représentations diplomatiques terrorisent la diaspora », écrit Aït Djoudi, estimant que « la parole d’un président dépourvu de légitimité est si peu entendue au sein de la diaspora ».


Ces critiques s’inscrivent dans un climat de défiance durable entre une partie des Algériens de l’étranger et les autorités. Depuis 2019, plusieurs figures du Hirak ont trouvé refuge en Europe, dénonçant des poursuites judiciaires qu’ils jugent politiques. Des cas de pressions consulaires ont été signalés en France, en Allemagne et au Royaume‑Uni, bien que les autorités algériennes nient toute pratique coercitive et affirment agir dans le cadre strict de la loi.


La sortie d’Ali Aït Djoudi relance le débat sur la place de la diaspora dans le projet politique algérien. Alors que Tebboune tente de convaincre ses partenaires européens de la stabilité du pays, les organisations de défense des droits humains rappellent que la question des libertés publiques demeure au cœur des préoccupations. Pour Riposte Internationale, la réconciliation ne peut être crédible tant que les détenus d’opinion ne sont pas libérés et que les Algériens de l’étranger ne peuvent pas exercer leurs droits sans crainte de représailles.


Nadia B

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Azruval
17 juil.
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Les chiens aboient, la caravane passe, Vive l'Algérie et au diable les haineux 🇩🇿🇩🇿🇩🇿🇩🇿

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