Le Vatican dévoile l'itinéraire officiel de la visite historique du pape Léon XIV en Algérie
- il y a 2 heures
- 2 min de lecture

Le Bureau de presse du Saint-Siège a publié lundi l'itinéraire officiel du voyage apostolique de Léon XIV. Le premier pape augustinien de l'histoire posera le pied à Alger le 13 avril, avant de rejoindre Annaba, ville d'Augustin.
C'est un bulletin de presse du Vatican, le n°208, publié ce lundi 16 mars, qui a rendu la visite irréversible. Léon XIV quittera Rome-Fiumicino le 13 avril à bord d'un vol ITA Airways. Destination : Alger, 1 029 kilomètres, deux heures de vol. Le lendemain, un vol Air Algérie le conduira vers Annaba, 440 kilomètres vers l'est, une heure dix. Le soir même, retour à Alger. Le 15 avril, départ pour Yaoundé, première étape d'une tournée africaine qui se prolongera jusqu'au 23 avril, en Angola et en Guinée équatoriale.
Aucun pape n'avait jamais foulé le sol algérien. Le choix des deux escales éclaire ce que la visite n'a pas de fortuit.
Alger concentrera les rendez-vous institutionnels, avec une rencontre prévue avec le président Abdelmadjid Tebboune et une visite à la Basilique Notre-Dame d'Afrique, sanctuaire surplombant la baie d'Alger, lieu de pèlerinage commun aux chrétiens et aux musulmans de la ville depuis le XIXe siècle. Annaba, l'ancienne Hippone romaine, répond à une logique différente, plus personnelle. La ville fut le siège épiscopal d'Augustin d'Hippone de 395 à 430. Léon XIV est le premier pape issu de l'ordre des Augustins depuis l'élection de Martin V au XVe siècle. Dès mai 2025, à peine élu, il avait exprimé publiquement son souhait de «marcher sur les traces» de son père spirituel en terre algérienne. Le programme détaillé des activités au sol sera précisé dans les prochains jours par le Saint-Siège.
Cette géographie intime s'inscrit pourtant dans un moment que personne, à Rome ou à Alger, ne peut ignorer. Depuis le 28 février, le conflit irano-américain bouleverse les équilibres du Moyen-Orient. Le cardinal Jean-Paul Vesco, archevêque d'Alger, a choisi ses mots avec soin dans un entretien au Parisien la semaine passée, estimant que la parole du pape pourrait «trouver un écho» particulier dans ce moment. «Un peuple musulman accueille un frère chrétien», a-t-il résumé.
Sophie K.
Lien du Vatican avec programme