Riposte Internationale alerte l’ONU sur la situation des droits humains en Algérie
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Riposte Internationale a marqué un temps fort lors de la 61ᵉ session du Conseil des droits de l’homme de l’ONU, organisée les 18 et 19 mars 2026 au Palais des Nations à Genève. Invité à prendre la parole, le président de l’ONG, Ali Aït Djoudi, a présenté un rapport détaillé mettant en lumière une dégradation préoccupante de la situation des droits humains en Algérie.
Dans son intervention, Ali Aït Djoudi a dressé un constat sévère, évoquant la multiplication des détenus d’opinion, les restrictions croissantes des libertés individuelles et collectives, ainsi que les détentions arbitraires devenues, selon lui, un instrument de contrôle politique. Il a également dénoncé la fermeture progressive de tous les espaces de liberté, qu’ils soient politiques, syndicaux, associatifs ou journalistiques, un phénomène qu’il qualifie de « verrouillage systématique de la société civile ».
Le rapport de Riposte Internationale attire aussi l’attention sur l’usage controversé de l’article 87 bis, souvent utilisé pour criminaliser l’expression pacifique, ainsi que sur les procédures de déchéance de nationalité, jugées contraires aux normes internationales. L’ONG alerte en outre sur les atteintes à la liberté de culte et les violences subies par les minorités confessionnelles, rappelant que ces pratiques contreviennent aux engagements internationaux de l’Algérie.
Devant les délégations présentes, Ali Aït Djoudi a insisté sur l’urgence d’une réaction internationale. « Nous ne sommes pas venus accuser, mais alerter. Les Algériennes et les Algériens ont droit à la dignité, à la justice et à la liberté. Ces droits ne sont pas négociables », a-t-il déclaré, appelant à la mise en place de mécanismes de suivi et à un dialogue renforcé entre les institutions internationales et la société civile.
La participation de Riposte Internationale à cette session du Conseil des droits de l’homme constitue une étape stratégique pour l’organisation, qui espère ainsi briser le silence entourant certaines violations et renforcer la protection des victimes. En conclusion, Ali Aït Djoudi a réaffirmé la détermination de l’ONG : « Nous continuerons à défendre celles et ceux qui n’ont plus de voix. Tant que les droits humains seront menacés, notre action restera indispensable. »
Yacine M