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Régularisation de la diaspora : Le PT, le TAJ et El-Bina soutiennent la « main tendue » du Président

  • cfda47
  • il y a 1 jour
  • 2 min de lecture

L'initiative du président Abdelmadjid Tebboune, annoncée lors du Conseil des ministres du 11 janvier 2026, a suscité un large écho au sein de la classe politique algérienne. Ce geste, qualifié par beaucoup de « main tendue », s'inscrit dans une volonté de réintégration nationale des jeunes Algériens en situation de précarité à l'étranger. Plusieurs formations politiques, issues tant de la majorité que de l'opposition constructive, ont publié des communiqués pour saluer cette « décision inédite ».


Louisa Hanoune, secrétaire générale du Parti des Travailleurs (PT), a été l'une des premières à réagir positivement. Le parti voit dans cette régularisation un acte de protection sociale majeur. Le PT souligne que ces jeunes sont souvent victimes de réseaux de passeurs et vivent dans des conditions indignes en Europe. Pour le parti, l'État reprend son rôle de protecteur de tous ses enfants, indépendamment de leur situation géographique ou administrative.


De son côté, le parti TAJ a salué une mesure « courageuse et responsable » qui renforce la cohésion nationale. Selon ses porte-paroles, cette initiative neutralise l'instrumentalisation et empêche que la détresse de ces jeunes soit utilisée par des cercles hostiles à l'Algérie, offrant une chance à une jeunesse de se réconcilier avec les institutions de son pays.


D'autres formations, comme le Front El-Moustakbal (via Fateh Boutbig) et le mouvement El-Bina (dirigé par Abdelkader Bengrina), considèrent que cette décision prouve que « l'Algérie nouvelle » n'abandonne aucun de ses citoyens. Ils appellent toutefois à ce que les consulats soient dotés des moyens nécessaires pour garantir une exécution rapide et efficace.


L'envers du décor : Les révélations du Figaro et les critiques de fond

Malgré cet enthousiasme intérieur, cette « main tendue » ne fait pas l'unanimité à l'échelle internationale et soulève des interrogations sur ses motivations réelles.


Le quotidien français Le Figaro a récemment jeté un pavé dans la mare en révélant les coulisses diplomatiques de cette annonce. Selon le journal, cette mesure pourrait être interprétée comme un instrument de pression ou de négociation avec les pays européens, notamment la France :

Une réponse aux expulsions : L'article souligne que cette régularisation intervient dans un contexte de tensions persistantes sur les laissez-passer consulaires. En régularisant elle-même ses ressortissants de manière unilatérale, l'Algérie reprend la main sur un dossier migratoire complexe.


• L'argument du « calcul politique » : Certains observateurs, relayés par le quotidien, y voient une manœuvre électorale. Alors que les partis algériens se mettent déjà en ordre de bataille pour les prochaines élections législatives et locales, se positionner en faveur de la diaspora est un enjeu de taille, compte tenu de son influence sur l'opinion nationale.


• Le risque de l'appel d'air : Les critiques soulignent également que cette mesure pourrait involontairement encourager de nouveaux candidats à l'émigration clandestine (la Harga), dans l'espoir d'une régularisation future par l'État algérien, ce qui contredirait les efforts de lutte contre les réseaux de passeurs.


Entre souveraineté et pragmatisme

Si pour Alger, cette décision est un acte de souveraineté et d'humanisme destiné à protéger ses "enfants" de la précarité extrême en Europe, elle reste perçue à l'extérieur comme un levier géopolitique. Les responsables politiques algériens rejettent toutefois ces critiques, insistant sur le fait que la priorité reste la dignité du citoyen algérien, où qu'il se trouve.


Yacine M



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