top of page

Sahara occidental : à l’ONU, l’Algérie réaffirme sa position sur l’autodétermination

il y a 3 minutes
2 min de lecture

Le 13 octobre 2026, le représentant permanent de l’Algérie auprès des Nations unies, Amar Bendjama, est intervenu devant la Quatrième Commission de l’Assemblée générale de l’ONU, chargée des questions politiques spéciales et de la décolonisation. Lors de cette séance, le diplomate a réaffirmé la position de l’Algérie sur le Sahara occidental, qu’il a présenté comme un territoire non autonome dont le processus de décolonisation demeure inachevé.


Dans son intervention, Amar Bendjama a rappelé les résolutions 1514 et 1541 de l’Assemblée générale des Nations unies ainsi que l’avis consultatif rendu par la Cour internationale de justice en 1975. Selon lui, ces références juridiques consacrent le droit du peuple sahraoui à déterminer librement son statut politique et constituent le cadre dans lequel la question doit continuer à être examinée.


L’intervention algérienne s’inscrit dans un contexte où le Sahara occidental demeure inscrit sur la liste des territoires non autonomes des Nations unies. Au sein de la Quatrième Commission, les débats continuent d’opposer différentes lectures du dossier, certains intervenants mettant en avant le principe d’autodétermination tandis que d’autres défendent le plan d’autonomie proposé par le Maroc.


La position de l’ONU repose avant tout sur la poursuite d’un processus politique sous son égide. Cette mission est actuellement confiée à Staffan de Mistura, envoyé personnel du secrétaire général des Nations unies pour le Sahara occidental. Son rôle consiste à faciliter le dialogue entre les parties concernées, conduire des consultations diplomatiques et rendre compte de l’évolution du dossier au secrétaire général et au Conseil de sécurité. En tant que médiateur, il n’est pas chargé de déterminer l’issue du conflit mais de favoriser les conditions d’un règlement dans le cadre des mécanismes onusiens.


C’est précisément autour de cette médiation que des tensions sont apparues ces derniers jours. Le 13 octobre, le Front Polisario a publié un communiqué mettant en cause l’impartialité de Staffan de Mistura. Le mouvement sahraoui estime que certaines déclarations attribuées à l’émissaire onusien s’écarteraient du cadre traditionnel des Nations unies sur la question du Sahara occidental. Tout en exprimant ses réserves, le Front Polisario a néanmoins réaffirmé son engagement en faveur du processus de paix conduit sous l’égide de l’ONU et son attachement au principe d’autodétermination.


Dans ce contexte, l’intervention de Amar Bendjama apparaît comme une réaffirmation de la position diplomatique algérienne plutôt qu’une évolution du dossier. Elle intervient alors que les Nations unies poursuivent leurs efforts de médiation et que le débat reste marqué par des divergences profondes sur les modalités d’un règlement politique du conflit. Plus de cinquante ans après l’inscription du Sahara occidental sur la liste des territoires non autonomes, les discussions au sein de l’ONU continuent ainsi de refléter l’absence de consensus entre les acteurs concernés quant à l’avenir du territoire.


Yacine M

 
 
 

Commentaires

Noté 0 étoile sur 5.
Pas encore de note

Ajouter une note
bottom of page