Sahel : Alger rejette les allégations médiatiques sur une prétendue “unité de mercenaires”
- 13 déc. 2025
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Le ministère de la Défense nationale algérien a réagi samedi à certains médias étrangers qui l’accusent d’avoir créé une unité paramilitaire opérant au Sahel. Dans un communiqué au ton offensif, Alger rejette catégoriquement ces accusations.
Le ministère de la Défense nationale qualifie ces informations de “campagne calomnieuse et flagrante” orchestrée par “certains médias et sites électroniques, dont l’appartenance et l’orientation n’est plus à démasquer”. Les articles en question, s’appuyant sur des “sources sécuritaires africaines et israéliennes”, affirment qu’Alger aurait mis sur pied une unité de 320 mercenaires baptisée “KL-7” chargée d’opérations clandestines contre le Mali, le Niger et le Burkina Faso.
Le MDN conteste ces informations, évoquant “des récits et des scénarios de fiction, fruits de leur imagination et celle de leurs maîtres”. Selon lui, il s’agit de “médias qui ne portent de cette profession que le nom”. Le ministère “dément formellement les allégations et les accusations infondées propagées par ces sites mercenaires”.
Sans citer nommément les auteurs des articles, le communiqué les présente comme des relais “qui exécutent les agendas sournois tracés par des entités hostiles à l’Algérie portant une haine viscérale à l’égard de notre pays”. L’objectif présumé : déstabiliser le pays, nuire à “l’image des institutions de l’État algérien” et influencer “l’opinion publique”.
Alger réaffirme ensuite sa doctrine militaire et diplomatique. “L’Armée nationale populaire, digne héritière de l’Armée de libération nationale, accomplit ses missions dans le strict respect de la Constitution et des lois de la République algérienne”, précise le ministère. Elle agit “conformément à sa politique et à ses principes immuables, fondés sur le bon voisinage, le respect de la souveraineté des États et la non ingérence dans leurs affaires internes, privilégiant le dialogue et les négociations”.
Le communiqué rappelle que le pays “plaide sans cesse, via les fora internationaux et régionaux pour l’établissement de la paix et de la sécurité à travers le monde et dans la région du Sahel particulièrement”. Alger dit œuvrer “inlassablement à contribuer au développement économique et social des populations locales”, en misant sur les “relations historiques et humaines privilégiées” avec les peuples sahéliens.
Le texte avance que “l’Algérie, faisant partie indissociable du Sahel, dont le destin et les intérêts convergent inévitablement, ne peut, invraisemblablement, être la cause de son instabilité.” Un discours qui tranche avec les frictions récentes entre Alger et plusieurs capitales de la région.
Le ministère évoque également l’expérience algérienne face au terrorisme. Le pays “n’acceptera aucune surenchère sur sa lutte contre le terrorisme, étant la première à en subir les affres et la pionnière dans son éradication”, lit-on. L’Algérie “avait déclaré une guerre sans merci au terrorisme à un moment où le doute, l’hésitation et la complicité régnaient dans les sphères politiques et médiatiques et aussi dans les forums régionaux et internationaux”.
Le ministère minimise l’impact potentiel de ces publications. “Ces campagnes médiatiques méprisables, alimentées par des rumeurs et des fake-news ne pourront aucunement atteindre leurs desseins abjects et ne réussiront jamais à perturber le rôle pivot de notre pays dans la région en tant qu’acteur efficace dans la promotion de la paix et de la stabilité”, conclut le communiqué.
Sophie K.



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