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Sur TF1, Ségolène Royal tacle Laurent Nunez : “Quand on pose des conditions, c'est qu'on ne veut pas y aller”

  • cfda47
  • il y a 5 minutes
  • 2 min de lecture

De retour d'une visite de cinq jours à Alger, l'ancienne ministre critique la posture du locataire de la place Beauvau, qui conditionne son déplacement en Algérie à des “bougés très forts” des autorités algériennes.  


Ségolène Royal n'a pas mâché ses mots. Invitée de TF1 ce lundi 2 février, l'ancienne candidate à la présidentielle a vivement critiqué Laurent Nunez. Vendredi, le ministre de l'Intérieur avait conditionné sa visite à Alger, annoncée depuis plusieurs mois, à des “bougés très forts”  de la part des autorités algériennes sur la question des OQTF et la situation du journaliste Christophe Gleizes, incarcéré depuis juin 2025.  


Il faut y aller, c'est évident. Quand on pose des conditions, c'est qu'on ne veut pas y aller”, a rétorqué la présidente de l'Association France-Algérie, fraîchement élue à ce poste en décembre. Pour elle, le successeur de Bruno Retailleau “est attendu à Alger” et devrait s'y rendre sans préalable.  


Ces déclarations interviennent au lendemain de son retour d'Algérie, où elle a passé cinq jours (du 26 au 30 janvier). Point d'orgue de ce séjour : une audience avec le président Abdelmadjid Tebboune, le 27 janvier, qu'elle a qualifiée d' “honneur”.  


“La France risque de perdre définitivement ses positions”  


Sur TF1, Ségolène Royal a également appelé Emmanuel Macron à faire un “geste de réconciliation et de reconnaissance” envers l'Algérie. “Les autres pays colonisateurs ont fait cette reconnaissance, ont fait cette demande de pardon”, a-t-elle souligné, mettant en garde contre le risque pour la France de “perdre définitivement ses positions” dans le pays.  


Tous les pays s'entendent avec l'Algérie- l'Italie, l'Espagne, l'Allemagne- et pas la France, alors que c'est nous qui avons l'histoire commune la plus douloureuse”, a-t-elle déploré. “Nous devons cette réconciliation aux jeunes générations, des deux côtés de la rive”.  


Sur place, l'ancienne ministre avait plaidé pour la restitution de biens culturels à l’in star de l'épée et du burnous de l'émir Abdelkader ou encore les crânes de résistants, ainsi que la transmission des archives coloniales et du dossier sur les essais nucléaires français au Sahara. Elle a également rendu visite à Christophe Gleizes, condamné en appel à sept ans de prison pour “apologie du terrorisme”.  


L'Élysée a précisé que cette visite relevait de la seule initiative de Ségolène Royal et que ses déclarations “sont personnelles”. Elle assure néanmoins avoir informé le chef de l'État et compte lui “rendre compte” à son retour.  


Rappellons que les relations franco-algériennes restent profondément dégradées depuis le soutien apporté par Paris, à l'été 2024, au plan d'autonomie marocain pour le Sahara occidental, une ligne rouge pour Alger.  


Sophie K.  

 
 
 
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