Trimestre écourté à vingt jours : le RCD tire la sonnette d’alarme
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Dernière mise à jour : il y a 4 jours

Le Rassemblement pour la Culture et la Démocratie (RCD) a vivement réagi à la décision du ministère de l’Éducation de réduire le troisième trimestre scolaire à seulement vingt jours d’enseignement effectif. Dans une déclaration rendue publique, le parti d’opposition dénonce une mesure « incompréhensible » qui transformerait la fin d’année en « course contre la montre » pour les élèves comme pour les enseignants.
Selon le RCD, cette réduction drastique du calendrier pédagogique compromet la capacité des établissements à achever les programmes dans des conditions normales. Les enseignants se retrouvent contraints d’accélérer le rythme, au risque de sacrifier la qualité de l’apprentissage. Le parti estime que les élèves, notamment ceux des classes d’examen, seront les premiers à subir les conséquences d’un trimestre « amputé » qui laisse peu de place à la consolidation des acquis ou à la préparation sereine des évaluations.
Le communiqué souligne également l’effet de surprise provoqué par la publication tardive du calendrier révisé, intervenue le 18 mars. Pour le RCD, cette décision traduit une gestion « improvisée » du secteur éducatif et soulève des interrogations sur les motivations réelles du ministère. Le parti met en garde contre une dérive qui, selon lui, pourrait fragiliser davantage un système scolaire déjà confronté à de nombreuses difficultés structurelles.
Du côté des enseignants et des parents d’élèves, les réactions restent partagées entre inquiétude et incompréhension. Beaucoup redoutent un trimestre expédié à marche forcée, où les cours, les contrôles et les révisions s’enchaîneraient sans véritable marge de manœuvre. Les syndicats, pour leur part, devraient se prononcer dans les prochains jours, alors que la pression monte dans les établissements.
En attendant, le débat s’installe et la décision continue de susciter de vives critiques. Pour le RCD, la réduction du trimestre ne constitue pas seulement un problème d’organisation, mais un signal alarmant sur la manière dont les autorités gèrent un secteur aussi sensible que l’éducation. Le parti appelle à une révision urgente de la mesure afin de préserver, dit‑il, « l’intérêt supérieur des élèves » et la crédibilité de l’institution scolaire.
Nadia B



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