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Trois ans de détention pour Chérif Mellal : l’avocate Fetta Sadat dénonce une justice « qui tarde »

  • cfda47
  • il y a 13 heures
  • 2 min de lecture

Trois années de détention, 36 mois, 1091 jours. C’est le cap que vient de franchir Chérif Mellal, ancien président de la JS Kabylie, toujours incarcéré alors que son pourvoi en cassation n’a pas encore été examiné. Une situation que son avocate, Me Fetta Sadat, qualifie d’« intenable » et révélatrice d’un « dysfonctionnement profond de la justice ».


L’affaire Chérif Mellal, ancien président du club sportif JS Kabylie, dépasse depuis longtemps le cadre d’un simple dossier judiciaire. Trois ans après son incarcération, son cas continue de susciter interrogations, indignation et inquiétude quant au fonctionnement de la justice. Derrière les murs de la prison et les procédures qui s’éternisent, plusieurs zones d’ombre persistent et alimentent un débat national sur l’équité et la transparence.


Malgré un pourvoi en cassation déposé depuis longtemps, aucune date d’examen n’a été fixée. Cette attente interminable, dénoncée par son avocate Me Fetta Sadat, illustre une lenteur judiciaire qui interroge.


Une procédure figée depuis trois ans

Selon Me Sadat, la situation de son client illustre une lenteur judiciaire aux conséquences humaines dramatiques. Condamné à une peine qui l’oblige à purger une quatrième année de prison, Mellal attend toujours que la Cour suprême se prononce sur son recours.

« Trois ans de silence judiciaire, trois ans d’attente, trois ans où une vie a été suspendue », déplore l’avocate.

Durant cette période, l’ancien dirigeant sportif a mené plusieurs grèves de la faim, vu ses audiences reportées à répétition et vécu dans une incertitude permanente. Un « combat silencieux », selon Me Sadat, mené au détriment de sa santé et en contradiction avec les principes d’un procès équitable.


Des plaintes ignorées et des documents contestés

L’un des points les plus préoccupants, selon la défense, concerne les plaintes déposées par Mellal pour contester l’authenticité de documents ayant servi à sa condamnation. Toutes ont été classées sans suite, sans instruction approfondie.


Pour Me Sadat, cette absence d’examen « retarde l’éclatement de la vérité » et entretient un doute sérieux sur la régularité de la procédure.


Une détention aux répercussions humaines lourdes

Au-delà de l’aspect juridique, l’avocate insiste sur les conséquences humaines de cette détention prolongée. « Chaque jour qui passe est un jour de plus où l’incertitude pèse sur lui et sa famille », affirme-t-elle, évoquant une vie « brisée par des années d’inaction ». Car derrière le dossier Mellal, c’est aussi la question de la confiance dans les institutions judiciaires qui se pose.


« Le temps judiciaire ne doit jamais se confondre avec le temps humain », rappelle Me Sadat, soulignant les carrières interrompues, les rôles publics suspendus et les familles bouleversées.


Un appel à la libération immédiate

Face à cette situation, l’avocate appelle à mettre fin à ce qu’elle considère comme une attente injustifiée. Elle réclame la libération de Chérif Mellal et, plus largement, celle de l’ensemble des détenus d’opinion et politiques.


« Il est urgent que la justice retrouve sa rapidité, son équité et son respect des droits fondamentaux », conclut-elle, rappelant que derrière chaque dossier se trouvent des vies humaines et une société en quête de justice.


Nadia B

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