Université d’été de Riposte Internationale : quatre jours pour réaffirmer la primauté des libertés
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La 5ᵉ édition de l’Université d’été de Riposte Internationale, organisée du 18 au 21 août 2026 à Orléans, s’est achevée après quatre journées de débats nourris autour des droits humains, des libertés fondamentales, de l’État de droit et des défis politiques et sociaux qui traversent nos sociétés.
Cette édition était dédiée à la mémoire d’Ahmed Aït Bachir, militant infatigable de la cause amazighe, de la démocratie et des droits humains. En lui rendant hommage, Riposte Internationale a rappelé un parcours exemplaire, marqué par un engagement constant en faveur de la liberté, de la justice et de la dignité humaine. Comme chaque année, un hommage collectif a également été rendu aux militantes et militants disparus, dont les combats continuent d’inspirer les générations actuelles.

L’Université d’été a réuni des intervenantes et intervenants venus d’Algérie, de Tunisie, d’Europe et d’autres régions, issus de champs variés : universitaires, juristes, défenseurs des droits humains, acteurs associatifs, syndicalistes, artistes et responsables politiques. Cette diversité a permis d’aborder en profondeur les enjeux majeurs de la période : défense des libertés fondamentales, rôle de la société civile, transitions démocratiques, mécanismes de protection contre les violations des droits humains.
Une large part des discussions a porté sur la situation en Algérie, marquée par la réduction drastique de l’espace civique, les restrictions imposées aux militants, aux journalistes, aux associations et aux syndicats, ainsi que sur le sort des détenus d’opinion. Les participants ont appelé à la fin de toutes les formes de répression visant l’expression pacifique et l’engagement citoyen, ainsi qu’à la libération et la réhabilitation de l’ensemble des détenus d’opinion et détenus politiques.
Les débats ont également insisté sur l’urgence d’une véritable ouverture de l’espace politique, syndical, associatif et médiatique. La démocratie ne peut exister sans pluralisme, sans liberté d’expression, sans organisations indépendantes et sans un espace public où les citoyens participent pleinement à la vie de leur pays. Riposte Internationale a réaffirmé la nécessité d’abroger toutes les lois et dispositifs juridiques qui restreignent les libertés, criminalisent l’action pacifique ou portent atteinte aux principes de l’État de droit.
La situation en Tunisie a également été au cœur des échanges, notamment les inquiétudes liées au recul des libertés publiques et aux pressions exercées sur la société civile. Les participants ont rappelé que la défense des droits humains doit être universelle, indépendante des contextes politiques et cohérente dans l’ensemble du Maghreb et de l’Afrique du Nord.
La question de la migration a occupé une place centrale. Les intervenants ont souligné la nécessité de replacer la dignité humaine au cœur des politiques migratoires et de garantir les droits des migrants, des demandeurs d’asile et des personnes en exil, conformément aux conventions internationales.
Au-delà du diagnostic, cette 5ᵉ édition a constitué un espace de formation, de transmission, de réflexion stratégique et de construction collective. Elle a permis de renforcer les connaissances, de partager les expériences et de réfléchir aux moyens de mieux défendre les victimes de violations des droits humains. Elle a également ouvert un débat essentiel sur l’avenir de nos sociétés et sur les conditions nécessaires à une transition démocratique crédible, fondée sur la confiance entre citoyens et institutions.
Riposte Internationale rappelle qu’aucune sortie durable de crise ne peut être imposée d’en haut. Elle doit être le fruit d’un processus inclusif, pluraliste et participatif, fondé sur la liberté, la justice, la responsabilité et le respect de la dignité humaine. Cela exige la reconstruction d’un espace public libre, la garantie des libertés individuelles et collectives, la reconnaissance du rôle essentiel de la société civile et la participation pleine et entière des citoyens à la définition de leur avenir.
À l’issue de ces rencontres, l’ONG réaffirme son engagement aux côtés de toutes celles et ceux qui militent pacifiquement pour les droits humains, la démocratie et les libertés fondamentales.
« Défendre les droits humains, c’est défendre l’avenir des peuples. »
La rédaction



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