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ARTICLES


Une visite papale au cœur des équilibres politiques algériens
La visite du Pape Léon XIV en Algérie, prévue du 13 au 15 avril 2026, s’impose comme un événement dont la portée dépasse largement le cadre spirituel. Dans un pays où chaque geste institutionnel est scruté à travers le prisme du rapport entre pouvoir, société et image internationale, l’arrivée du souverain pontife devient un moment politique à part entière. Depuis plusieurs semaines, Annaba est en pleine transformation. Les travaux de rénovation, la mobilisation des autorités
7 avr.2 min de lecture


«Hadda», ou le retour de celles qu'on avait oubliées
Affiche du film Des montagnes du Constantinois à l'écran d'Alger, soixante ans après l'indépendance, un film redonne un visage à celles que la mémoire officielle avait maintenues dans l'ombre : les infirmières du maquis, engagées dans une guerre dont elles ne figurent presque dans aucune archive. Elle avait dix-neuf ans quand elle a rejoint le maquis. Yamina Cherrad Bennaceur, aujourd'hui âgée de 90 ans, était assise samedi soir dans la salle Ibn Zeydoun d'Alger, entourée d
5 avr.4 min de lecture


Oran : le Centre Pierre-Claverie remet Saint Augustin au cœur de la mémoire algérienne
Le Centre Pierre-Claverie d’Oran s’apprête à accueillir, le 11 avril prochain, une rencontre-dédicace autour de l’essai « Saint-Augustin, un Nord-Africain universel » d’Abdenasser Smaïl, publié chez Nouba Éditions. L’événement, qui pourrait sembler purement littéraire, prend en réalité une dimension bien plus large : il rouvre un débat longtemps étouffé sur la place de l’Antiquité tardive dans l’histoire algérienne, sur l’identité multiple du pays et sur l’héritage d’un pen
31 mars3 min de lecture


Crise des droits humains en Algérie : associations et collectifs dénoncent une dérive autoritaire
La fermeture soudaine du siège de l’association SOS Disparus , le 16 mars 2026 à Alger, a suscité une vive indignation parmi les organisations de défense des droits humains. Le Groupe de solidarité Algérie , soutenu par plusieurs collectifs et associations, dénonce une décision « arbitraire » qui marque, selon eux, une nouvelle escalade dans la répression visant la société civile indépendante. L’opération, menée par un important dispositif sécuritaire accompagné de représent
20 mars2 min de lecture


Amnesty International réclame l'annulation de la fermeture du bureau de SOS Disparus à Alger
La police a mis sous scellés le 16 mars 2026 les locaux de l'organisation, qui réclame depuis vingt-cinq ans vérité et justice pour les milliers de personnes disparues durant la décennie noire. Amnesty International exige l'annulation immédiate de cette décision. Le 16 mars 2026, vers 13h30, une cinquantaine de policiers en uniforme se sont présentés au siège algérois de SOS Disparus . Munis d'une décision de fermeture datée du 12 mars et signée par le gouvernorat d'Alger
20 mars3 min de lecture


Pressions policières : les familles de disparus en Algérie à nouveau ciblées
Les familles de disparus ont vécu une nouvelle journée de tension lors de leur rassemblement hebdomadaire, lorsqu’un groupe de cinq personnes a été contraint par la police de monter dans un bus malgré leur refus. Arrivées vers 9h30 sur leur lieu habituel de rassemblement, elles ont immédiatement été sommées de se disperser par un important dispositif policier. Face à leur refus, les agents ont arrêté un bus et les ont forcées à y monter, avant qu’elles ne puissent rejoindre l
18 mars2 min de lecture


Le siège de SOS Disparus ordonné scellé après vingt-cinq ans d’existence
Elles se retrouvaient chaque mercredi rue Mustapha Ben Boulaïd depuis 2001. Un arrêté de wilaya daté du 12 mars leur ferme désormais la porte. Pendant vingt-cinq ans, elles sont venues chaque mercredi au 21 rue Mustapha Ben Boulaïd, premier étage, commune d'Alger-Centre, avec leurs portraits encadrés et leurs dossiers. Des mères, pour la plupart, à la recherche de fils ou de maris arrachés pendant la décennie noire, entre 1992 et 2002. Ce local, ouvert par SOS Disparus, était
16 mars3 min de lecture


Le CNDH, un organe officiel en décalage avec la réalité des droits humains en Algérie
L’élection de Maya Sahli-Fadel à la présidence du Conseil national des Droits de l’Homme (CNDH) , le 12 mars, intervient dans un contexte où la question des libertés fondamentales en Algérie est plus sensible que jamais. Bien que cette institution soit officiellement chargée de défendre les droits humains, sa dépendance structurelle à l’exécutif limite profondément sa crédibilité et son autonomie. Le fait que le ministre de la Justice et le président de la Cour suprême assis
12 mars3 min de lecture


Comment une phrase de Sophia Chikirou a ravivé la fracture mémorielle franco‑algérienne
La polémique née autour de Sophia Chikirou s’est imposée en quelques heures comme un révélateur des tensions persistantes entre mémoire coloniale, stratégie politique et communication numérique. En évoquant l’enfance « heureuse » de son père dans « l’Algérie française », la candidate LFI à la mairie de Paris a déclenché une onde de choc qui a rapidement dépassé le cadre de l’interview où ses propos ont été tenus. Ce qui aurait pu passer pour une anecdote familiale s’est trans
12 mars2 min de lecture


“Un acquis mémoriel et historique” : Hosni Kitouni salue la loi criminalisant la colonisation
“ Quand les choses avancent dans le bon sens, il faut les encourager ”. C'est par ces mots que l'historien Hosni Kitouni a choisi de conclure sa tribune sur la loi criminalisant la colonisation, adoptée lundi par l'Assemblée nationale algérienne. De la part d'un chercheur qui n'a jamais ménagé ni le pouvoir algérien ni l'historiographie française, le propos a le poids d'un verdict. Kitouni n'est pas un commentateur de circonstance. Né à Constantine, fils d'un résistant tué
10 mars2 min de lecture


Une loi vidée de sa portée mémorielle : l’Algérie criminalise la colonisation sans exiger réparation
Le Parlement algérien a adopté lundi la loi criminalisant la colonisation française, mais dans une version profondément remaniée par rapport au projet initial. Dans un contexte de tensions persistantes entre Alger et Paris autour du dossier mémoriel, le texte final, issu d’une commission mixte paritaire réunissant députés et sénateurs, s’éloigne nettement des ambitions politiques et symboliques affichées en décembre. La commission a en effet tranché en faveur de la position d
9 mars3 min de lecture


Les condamnations d’universitaires relancent le débat sur la liberté d’expression et les fractures identitaires
Les récentes poursuites visant plusieurs universitaires connus pour leurs positions hostiles à l’amazighité ravivent un débat sensible en Algérie : celui de la gestion des discours identitaires dans un espace public fragilisé par l’absence de véritables contre-pouvoirs. La condamnation du professeur Mustapha Nouicer à un an de prison ferme pour des publications remettant en cause l’amazighité, suivie du placement sous mandat de dépôt du professeur en philosophie Zine-El-Abid
23 févr.3 min de lecture


Hirak : sept ans après, une mémoire vive et un bilan contrasté
Sept ans après le soulèvement du 22 février 2019, le Hirak demeure un moment fondateur de l’histoire politique contemporaine de l’Algérie. Mais son héritage est complexe, parfois contradictoire, et ne peut être réduit ni à une victoire, ni à un échec, ni à une simple parenthèse. Le Hirak a profondément transformé la société algérienne, sans parvenir à transformer l’État. Sept ans après le 22 février 2019, l’Algérie se souvient d’un mouvement qui a bouleversé son histoire réce
22 févr.3 min de lecture


Benjamin Stora s’emporte sur France Info : un coup de gueule révélateur d’un malaise mémoriel
L’historien Benjamin Stora, figure centrale des travaux sur la mémoire franco‑algérienne, a laissé éclater sa colère lors d’un entretien diffusé sur France Info . Une scène rare, presque inédite pour ce spécialiste réputé pour son calme, qui a dénoncé en direct ce qu’il considère comme une dérive médiatique empêchant tout débat sérieux sur l’histoire. Figure incontournable de la mémoire franco‑algérienne, Benjamin Stora avance depuis des décennies sur un terrain miné, entre p
19 févr.3 min de lecture


« Ahmed Bey » : un projet ambitieux qui s’effondre sous les critiques
Affiche du film « Ahmed Bey » Présenté comme un événement cinématographique majeur et attendu avec impatience par les Algériens, en particulier par les habitants de Constantine, El Hadj Ahmed Bey de Rabeh Drif devait enfin offrir une représentation fidèle du dernier bey de la ville. Produit par le Centre algérien de développement du cinéma, le film — un long‑métrage de 124 minutes — se voulait une œuvre historique retraçant la résistance d’Ahmed Bey face aux premières offensi
19 févr.2 min de lecture


Archives coloniales : “La France nous maintient dans une relation d'infériorité”, dénonce Kitouni
Alors que le Sénat français vient d'adopter une loi-cadre sur la restitution des biens coloniaux, le chercheur algérien appelle à une rupture complète avec les mécanismes de domination hérités de la colonisation. Le vote du 28 janvier au Palais du Luxembourg aurait pu passer pour une avancée. En adoptant un projet de loi-cadre encadrant la restitution de biens culturels acquis illicitement durant la période coloniale (1815-1972), le Sénat français ouvre théoriquement la voi
31 janv.3 min de lecture


Algérie : la loi criminalisant la colonisation française suscite un large éventail de réactions
Le Parlement algérien a adopté cette semaine une loi criminalisant la colonisation française, un texte symbolique qui inscrit dans le droit national la condamnation officielle de 132 ans de domination coloniale. Si les dispositions exigeant des excuses formelles ou des compensations financières ont été retirées lors des débats, la portée politique et mémorielle du texte reste considérable. L’annonce a immédiatement déclenché un flot de réactions contrastées, en Algérie comme
23 janv.2 min de lecture


Pour une renaissance du Tifinagh : enjeux, perspectives et recommandations
La Journée d’Étude intitulée « Tifinagh, patrimoine du peuple algérien, de l’Afrique du Nord et du Sahel », organisée le 14 janvier 2026 par l’APW de Béjaïa, a réuni chercheurs, spécialistes et acteurs culturels autour d’un objectif commun : réaffirmer la place centrale du Tifinagh dans l’histoire et l’identité amazighes, tout en réfléchissant à son rôle dans le monde contemporain. Les échanges ont mis en évidence l’importance de replacer cette écriture millénaire au cœur d
20 janv.2 min de lecture


Affaire Nassera Dutour : À cinq jours de l'audience “l’administration n'a produit aucune réponse au fond”
Refoulée aux frontières de son propre pays en juillet dernier, Nassera Dutour conteste son interdiction d'entrée sur le territoire national. Le ministère de l'Intérieur n'a fourni aucune justification depuis six mois. Le 30 juillet 2025, Nassera Dutour, née Yous, se voyait interdire l'entrée en Algérie alors qu'elle détenait un passeport algérien en cours de validité. Six mois plus tard, le ministère de l'Intérieur n'a toujours pas expliqué les raisons de cette mesure. L'au
19 janv.2 min de lecture


À l’heure de Yennayer, l’amazighité réclame une place pleine et entière en Algérie
Alors que l’Algérie a célébré Yennayer , le Nouvel An amazigh , le 12 janvier, les débats autour de la reconnaissance pleine et entière de l’identité amazighe continuent d’occuper une place centrale dans l’espace public. Entre avancées institutionnelles, revendications citoyennes et enjeux de droits culturels, la question amazighe demeure l’un des marqueurs les plus sensibles de la diversité algérienne. L’Algérie est un pays pluriel, dont l’identité s’est construite à travers
12 janv.3 min de lecture
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