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2025 en Algérie : arrestations, procès ajournés et libertés confisquées

  • cfda47
  • il y a 2 minutes
  • 2 min de lecture
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L’année 2025 se termine comme elle a commencé pour les droits de l’Homme en Algérie : un ciel sombre, comme le sont quelques journées de cet hiver. Durant les douze derniers mois, rien, en effet, n’est venu améliorer la situation des droits humains en Algérie. Comme celles qui avaient précédé, l’année 2025 a été donc marquée par son lot d’arrestations, de condamnations et de rétrécissement des espaces de liberté.


 Pour illustrer cette image, il suffit de revenir aux premières semaines du mois de décembre. Le militant politique, Lyès Touati, a été mis sous mandat de dépôt pour « apologie de terrorisme », lui qui a justement dénoncé les actions de ceux qui sont considérés par la justice algérienne comme « terroristes ». La demande de liberté provisoire, introduite par les avocats du militant, a été rejetée. Une autre requête va être formulée dans un mois.


Comme Lyès Touati, la majeure partie des détenus d’opinion, emprisonnés depuis de longs mois pour certains d’entre eux, vont passer la soirée du nouvel an derrière les barreaux. C’est le cas de Mira Mokhnache et se co-détenus, eux-aussi poursuivis pour « apologie de terrorisme ». Leur procès devait avoir lieu le 25 décembre après plus de 17 longs mois de détention provisoire. Mais non ! Le procès est encore une fois ajourné, reporté au mois de janvier 2026. C’est aussi le cas de dizaines d’autres détenus d’opinions.


Pire, après des mois d’une relative accalmie, le pouvoir s’est remis à emprisonner des personnalités de premier plan. Ainsi, le célèbre chroniqueur et journaliste Saâd Bouakba a été emprisonné durant une semaine pour des déclarations sur des personnalités historiques, plus spécialement l’ancien président Ahmed Benbella. Le polémiste a fini par être condamné à trois ans de prison avec sursis et a été libéré. Mais le média qui l’avait accueilli, Vision TV, a été fermé. Avant lui, la poétesse Salima Melizi avait été emprisonnée durant 48 heures suite à une plainte de Ibtissam Hamlaoui, la présidente de l’Observatoire national de la société civile et du Croissant-rouge algérien. L’éditrice a fini par être libérée suite à l’intervention personnelle du chef de l’Etat, mais le mal est fait.


L’autre visage d’une année sombre pour les droits de l’Homme : les médias algériens, privés et étatiques, restent fermés à toute information crédible et surtout face aux oppositions. Le pays est tristement fermé à toute critique, face à une voix discordante. Rien n’a donc changé sous le ciel de l’Algérie. Verra-t-on du changement en 2026 ? Espérons-le ! Malgré tout, bonne année à toutes et à tous !


Essaïd Wakli

 
 
 

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