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7ᵉ anniversaire du Hirak : Riposte Internationale alerte sur un « resserrement autoritaire » en Algérie

  • il y a 31 minutes
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À l’occasion du septième anniversaire du Hirak algérien, le mouvement populaire né le 22 février 2019, l’ONG de défense des droits humains Riposte Internationale a publié une déclaration dénonçant une « dérive sécuritaire » et un « recul profond des libertés publiques » en Algérie. Le texte, rendu public le 22 février 2026 à Paris, dresse un bilan sévère de la situation politique du pays sept ans après les manifestations massives qui avaient réclamé un changement de gouvernance.


Pour marquer le septième anniversaire du Hirak, l’ONG de défense des droits humains Riposte Internationale a rendu publique une déclaration pointant une dégradation préoccupante des libertés en Algérie depuis 2019. Alors que le mouvement populaire avait suscité l’espoir d’une transition démocratique fondée sur la transparence institutionnelle et la souveraineté citoyenne, l’organisation estime que le pays s’est engagé dans une dynamique de durcissement autoritaire dominée par l’appareil sécuritaire. Diffusé depuis Paris le 22 février 2026, le texte alerte sur une série de pratiques jugées restrictives et appelle à un rétablissement effectif des droits fondamentaux.


Un rappel du sens historique du Hirak

L’organisation rappelle que le soulèvement de 2019 avait constitué « un moment de vérité historique », marqué par une mobilisation pacifique et inédite du peuple algérien contre un système politique jugé opaque, verrouillé et miné par la corruption. Les revendications portaient alors sur :


• l’instauration d’un État civil ;

• l’indépendance de la justice ;

• la légitimité des institutions ;

• la souveraineté populaire.


Selon Riposte Internationale, ces aspirations demeurent intactes malgré les années et les obstacles rencontrés.


Un constat alarmant : la montée du sécuritaire

Dans sa déclaration, l’ONG estime que l’Algérie a connu, non pas une transition démocratique, mais un « resserrement autoritaire ». Elle décrit une série de pratiques qu’elle juge préoccupantes :


• surveillance accrue des citoyens, militants et journalistes ;

• poursuites judiciaires à caractère politique ;

• usage extensif des lois antiterroristes contre des voix pacifiques ;

• mise au pas des partis, associations et médias indépendants ;

• multiplication des interdictions de quitter le territoire ;

• refoulement d’Algériens à l’entrée du pays ;

• législation sur la déchéance de nationalité jugée dangereuse pour la cohésion sociale ;

• pressions visant la diaspora, qualifiées de « violence transnationale ».


Selon l’ONG, ce glissement traduit une logique où « l’appareil sécuritaire prévaut sur la décision politique », au détriment du fonctionnement institutionnel normal.


Une dynamique citoyenne « neutralisée »

Riposte Internationale estime que les autorités ont répondu au Hirak par une stratégie combinant « peur, usure, fragmentation et judiciarisation systématique de l’engagement civique ». L’organisation affirme que la contestation pacifique n’est pas le problème, mais plutôt « la persistance d’un système qui entrave toute évolution démocratique réelle ».


Dans sa déclaration, l’organisation avance plusieurs exigences :

• libération immédiate et inconditionnelle des détenus d’opinion ;

• fin de la criminalisation de l’expression pacifique ;

• rétablissement des libertés d’association, d’expression et de manifestation ;

• garantie d’une justice indépendante ;

• ouverture d’un processus politique inclusif et transparent.


Pour Riposte Internationale, l’idée du Hirak reste « une exigence démocratique vivante, transgénérationnelle et irréversible ». Un message adressé à la fois aux autorités et à la société civile.


En publiant son communiqué, l’ONG entend rappeler que les aspirations exprimées en 2019 ne se sont pas éteintes. Elle appelle à une réappropriation de l’espace politique par les citoyens et à un retour à un cadre institutionnel fondé sur la souveraineté populaire.


Yacine M

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