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Algérie : 24 000 migrants refoulés en 2025 selon le rapport annuel de l’armée

  • cfda47
  • il y a 19 heures
  • 2 min de lecture

Dernière mise à jour : il y a 26 minutes

© MSF :  migrants expulsés d’Algérie (archive)
© MSF : migrants expulsés d’Algérie (archive)

L’armée nationale populaire (ANP) a publié son rapport annuel début janvier 2026, mettant en lumière un chiffre marquant : 24 000 migrants en situation irrégulière ont été refoulés en 2025 aux frontières sud du pays. La majorité d’entre eux sont originaires du Sahel et de l’Afrique subsaharienne, régions particulièrement touchées par l’instabilité politique et économique.


Le rapport annuel de l’armée algérienne met en avant une politique sécuritaire ferme, mais il révèle aussi un fossé entre la logique de souveraineté nationale et les préoccupations humanitaires. Les ONG appellent à une meilleure coordination régionale et à des mécanismes de protection pour éviter que ces refoulements ne se transforment en tragédies humaines.


Les zones frontalières sous pression

Les opérations de refoulement se sont concentrées dans les zones sensibles d’In Guezzam, Tinzaouatène et Bordj Badji Mokhtar, situées aux confins désertiques de l’Algérie. Ces régions constituent des points de passage privilégiés pour les migrants cherchant à rejoindre le nord du pays, puis éventuellement l’Europe.


Arrestations en fin d’année

Le rapport précise qu’à la dernière semaine de décembre 2025, près de 500 migrants ont été arrêtés. Ces opérations s’inscrivent dans une stratégie de contrôle renforcé des frontières, alors que les flux migratoires connaissent une recrudescence en période de fêtes et de déplacements saisonniers.


Contexte régional et critiques

La gestion des migrations irrégulières reste un sujet sensible en Algérie. Les ONG dénoncent régulièrement les conditions de refoulement jugées inhumaines, pointant du doigt l’absence de prise en charge humanitaire et les risques encourus par les migrants renvoyés vers des zones désertiques.


De son côté, l’armée met en avant la nécessité de protéger la souveraineté nationale et de lutter contre les réseaux de trafic qui exploitent la détresse des populations migrantes.


Un rapport plus large

Au-delà de la question migratoire, le rapport annuel de l’ANP aborde également la lutte contre le terrorisme, la contrebande et les trafics transfrontaliers. Mais le chiffre des 24 000 refoulements illustre la place centrale qu’occupe désormais la gestion des migrations dans la stratégie sécuritaire algérienne.


Yacine M


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