Algérie : Tebboune annonce une amnistie pour les “harraga” en situation irrégulière à l'étranger
- cfda47
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Le président algérien a ordonné la régularisation des ressortissants partis clandestinement, à condition qu'ils n'aient pas commis de crimes graves. Une décision politique significative qui vise à rapatrier une jeunesse en déshérence.
Le Conseil des ministres, réuni dimanche sous la présidence d'Abdelmadjid Tebboune, a adopté une mesure d'amnistie en faveur des Algériens ayant quitté le territoire national de manière irrégulière. Les consulats algériens à l'étranger sont chargés d'accompagner ces ressortissants jusqu'à leur retour au pays.
Cette régularisation s'adresse aux jeunes n'ayant commis que des infractions mineures, une convocation policière restée sans suite, des démêlés avec l'ordre public. En sont exclus les auteurs de crimes de sang, de trafic de stupéfiants ou de traite d'êtres humains.
Le chef de l'État a justifié cette décision par la situation précaire dans laquelle se trouvent ces migrants. “Ils gémissent sous le poids de l'indigence, exploités dans des travaux dégradants, parfois instrumentalisés contre leur propre pays”, a-t-il déclaré.
Tebboune n'a pas manqué de pointer du doigt ceux qu'il accuse d'avoir délibérément poussé cette jeunesse à l'exil. Selon lui, certains cercles auraient voulu exploiter les statistiques de la “harga” pour ternir l'image de l'Algérie et semer la confusion parmi les jeunes. Le président a également évoqué le risque de récupération de ces migrants par des “milieux mafieux”, susceptibles de compromettre leur réputation tant dans leur pays d'accueil qu'en Algérie.
Cette annonce intervient dans un contexte où la question migratoire demeure sensible, tant sur le plan intérieur qu'au regard des relations avec l'Union européenne. En tendant la main aux “harraga”, l’État cherche à reprendre l'initiative sur un dossier longtemps perçu comme un aveu d'échec économique et social. La mise en œuvre de cette mesure, a été confiée au réseau consulaire.
Sophie K.



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