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Au nom de "l’identité nationale": Giorgia Meloni veut imposer les traditions religieuses à l’école

Un projet de loi est en cours en Italie gouvernée par l'extrême droite de Giorgia Meloni pour « faire le ménage à l’école publique », rapportent les médias locaux.


le parti de la Première ministre d’extrême-droite Giorgia Meloni (Frères d’Italie, FdI) veut imposer les  traditions religieuses  au menu des établissements scolaires publics. Plus question d’y bannir crèches, célébrations et autres spectacles de Noël ou de Pâques.


Mercredi, elle a donc déposé un projet de loi visant à « interdire aux écoles de transformer des fêtes sacrées chrétiennes en un autre type de célébration laïque , qui ne serait qu’une attaque contre les valeurs et la tradition  italiennes.» selon elle.


« Nous devons garder à l’esprit les traditions, mais les imposer par la loi est inepte », a réagi Antonello Giannelli, le président de l’Association nationale des directeurs d’école, dans le Corriere della Sera.


Furieux, Attilio Fratta, président de l’autre association DirigentiScuola, dénonce « un pur  canular. Ce projet, s’agace-t-il auprès de l’agence de presse Ansa,  ne vise qu’à détourner l’attention des Italiens des véritables problèmes de l’école et du pays» .


« Le gouvernement légifère pour défendre les crèches mais pas pour lutter contre les salaires de misère, l’effondrement des soins de santé et la vie chère », abonde Nicola Fratoianni, secrétaire national de la Gauche italienne.


« Une politique hypocrite » , pour Riccardo Magi, le leader du parti de centre-gauche + Europa : « Avec Giorgia Meloni, aujourd’hui, la Sainte Famille fuyant les persécutions finirait probablement dans un centre de rétention pour migrants en Albanie , où la Première ministre veut renvoyer les demandeurs d’asile.»


Au début de ce mois de Décembre, l’Italie a autorisé le placement temporaire de migrants âgés d’au moins 16 ans dans des centres pour adultes. Les privant ainsi d’une série de droits essentiels.


En Italie, les droits des migrants se réduisent encore depuis l'arrivée au pouvoir de Giorgia Meloni, cheffe du gouvernement italien.


La rédaction




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