Béjaïa : le militant Lyes Touati placé sous mandat de dépôt
- cfda47
- 16 déc. 2025
- 2 min de lecture
Dernière mise à jour : 19 déc. 2025

L’activiste politique et membre du Parti des travailleurs socialistes, Lyes Touati, a été placé sous mandat de dépôt ce mardi 16 décembre 2025, à l’issue de sa présentation devant la justice. Son interpellation est intervenue deux jours plus tôt, dimanche, à Aokas, dans la wilaya de Béjaïa.
Selon les informations disponibles, Lyes Touati a été arrêté par la police à son domicile, qui a également fait l’objet d’une perquisition. Cette intervention fait suite à la publication, sur les réseaux sociaux, d’un commentaire à caractère satirique accompagnant une photo de la députée européenne Rima Hassan, membre du parti La France insoumise, aux côtés de Jean-Luc Mélenchon, ce dernier apparaissant vêtu d’un habit traditionnel kabyle.

D’après des proches de l’activiste, le contenu du post visait essentiellement à critiquer Ferhat Mehenni, leader du Mouvement pour l’autodétermination de la Kabylie (MAK), ainsi que les positions de ce mouvement. Toutefois, les autorités judiciaires auraient retenu une lecture jugée “offensante” ou “ambiguë” de la publication, allant jusqu’à considérer qu’elle pourrait traduire une forme de proximité avec une organisation classée terroriste en Algérie.
Une qualification que contestent fermement les soutiens de Lyes Touati. Ceux-ci rappellent que l’intéressé s’est, à de multiples reprises, exprimé publiquement contre le MAK et ses orientations, et que ses prises de position sont connues pour être en opposition frontale avec les thèses séparatistes.
Dans une réaction publiée sur les réseaux sociaux, le militant des droits humains Samir Larabi a qualifié l’arrestation de Lyes Touati d’“arbitraire et incompréhensible”. Il affirme que l’accusation de proximité avec le MAK est “grave, infondée et contraire aux positions politiques clairement établies” du militant. Selon lui, une telle interprétation porte atteinte à la crédibilité des institutions chargées de l’application de la loi.
Au moment où nous mettons en ligne, aucune communication officielle détaillée n’a été rendue publique par les autorités judiciaires sur les chefs d’inculpation précis ni sur le déroulement de la procédure. L’affaire intervient dans un contexte marqué par une sensibilité accrue des autorités aux contenus diffusés sur les réseaux sociaux, notamment lorsqu’ils touchent à des questions politiques ou identitaires.
Amine B.



Commentaires