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Chute du patron de Club des Pins : soupçons de détournement et retour des vieux scandales

  • 28 févr.
  • 2 min de lecture

Le patron de la Résidence de l’Etat du Sahel, Club des pins, Abderrahmane Chaabani a été relevé de ses fonctions, indiquent des sources concordantes. Il est soupçonné de détournement d’argent et de mauvaise gestion. Il a été remplacé, par intérim, par Mahrez Boudouara, un responsable de la boite.


Réserve sécuritaire, antre de la nomenklatura algérienne, située à 25 Km à l’Ouest d’Alger, la résidence de Club des pins est également synonyme de scandales de tous genre. Simple station balnéaire au début, le site est devenu en 1992 une résidence sécurisée réservée aux dirigeants du pays, puis élargie à toutes les personnalités qui se sentaient menacées. Elle est constituée de villas et de chalets, loués par l’entreprise de la résidence d’Etat Sahel, qui dépend désormais de la présidence de la République. Avant, elle dépendait soit des services du premier ministre ou même du ministère du Tourisme.


Mais au fil des ans, les lieux sont transformés en un lieu de la débauche ou de privilèges accordés aux enfants et filles de la jet-set algérienne, protégés par des gendarmes qui, eux-mêmes, sont souvent humiliés par certains résidents. En plus des ministres et hauts responsables en exercice, des personnalités influentes ont eu leurs villas à Club-Des-Pins. Théoriquement, les loyers sont réglés soit par l’organisme employeurs (les ministères ou les entreprises), soit par la personne elle-même. Mais beaucoup refusent de payer, indiquent des sources bien informées.


Mais cela n’est rien devant les scandales financiers associés à Club-Pins. Du temps de l’ancien directeur général, le tout-puissant Hamid Melzi, la résidence d’Etat était une source de corruption sans fin. Une mine d’or pour le dirigeant qui avait également la charge de certains hôtels de luxe. Il a été jugé et emprisonné. Mais ses successeurs n’ont guère fait mieux. Car, les marchés consistant à élargir le périmètre de la résidence, qui ne doit plus exister en principe maintenant que l’argument sécuritaire n’est plus brandi, ont donné lieu à des jeux troubles entre les responsables et les entrepreneurs.


Pour l’instant, les responsables de l’Etat n’ont rien dit sur le sujet. La plage de Club des pins a été ouverte aux citoyens uniquement durant l’été 2020. Depuis, elle est redevenue un havre de paix pour l’opacité des dirigeants algériens.


Essaïd Wakli


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