Condamné à sept ans de prison, l'ex-ministre Tammar rattrapé par un compte en Espagne

Le tribunal de Sidi M'hamed a rendu son verdict dans l'affaire du compte bancaire présumé fictif détenu à l'étranger par l'ancien ministre du Logement.
Le 15 juin 2026, le pôle pénal économique et financier près le tribunal de Sidi M'hamed, à Alger, a prononcé une peine de sept ans d'emprisonnement ferme à l'encontre d'Abdelwahid Tammar, ancien ministre du Logement. La juridiction a également condamné l'ex-membre du gouvernement à une amende d'un million de dinars et ordonné la confiscation de l'ensemble des biens saisis dans le cadre de la procédure.
Le dossier gravite autour d'un compte bancaire que les enquêteurs ont qualifié de fictif, localisé en Espagne. Les poursuites retenues par le tribunal visaient deux infractions distinctes. La première, le blanchiment d'argent à titre habituel et la seconde concerne l'exploitation des facilités liées à l'exercice d'une activité professionnelle au service d'une opération à caractère criminel.
Facilités liées au mandat
Les juges n'ont pas seulement sanctionné l’acte de blanchiment. Ils ont également caractérisé un usage des prérogatives attachées à la fonction ministérielle pour alimenter un circuit financier opaque. La formulation juridique, “exploitation des facilités que procure l'activité professionnelle dans le cadre d'une opération criminelle”, renvoie à une catégorie pénale qui suppose un lien établi entre les attributions exercées et les fonds incriminés.
Temmar a occupé le portefeuille du Logement sous la présidence d'Abdelaziz Bouteflika, période durant laquelle plusieurs membres du gouvernement ont depuis été rattrapés par la justice algérienne dans des dossiers mêlant marchés publics, flux financiers et avoirs à l'étranger.
Amine B.



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