Gleizes renonce à son pourvoi et mise tout sur une grâce présidentielle de Tebboune
- il y a 5 heures
- 2 min de lecture

Christophe Gleizes a renoncé à son pourvoi en cassation dans l’espoir d’obtenir une grâce présidentielle d’Abdelmadjid Tebboune, ont annoncé ses parents dans un communiqué transmis à l’AFP. Ce choix marque un tournant décisif dans une affaire devenue emblématique des tensions judiciaires et diplomatiques entre Alger et Paris. Condamné à sept ans de prison pour apologie du terrorisme, le journaliste français voyait dans ce recours l’ultime voie de contestation juridique possible. En y renonçant, il accepte que sa condamnation devienne définitive et mise désormais sur un geste politique du chef de l’État algérien.
Selon ses proches, cette décision a été mûrement réfléchie. Le pourvoi en cassation, limité à l’examen de la procédure, offrait peu de chances d’aboutir à une révision du dossier. La famille explique que Gleizes souhaite « ouvrir la voie à une issue humanitaire », convaincue qu’un désistement pourrait être perçu comme un signe d’apaisement. Depuis plusieurs mois, ses parents multiplient les démarches discrètes auprès des autorités françaises et algériennes, espérant créer les conditions d’une grâce individuelle. Ils rappellent que d’autres détenus, dont l’écrivain Boualem Sansal en 2025, ont bénéficié d’un geste similaire, nourrissant l’idée qu’une solution politique reste possible.
Du côté français, le Quai d’Orsay affirme continuer à suivre le dossier « au plus haut niveau » et à intervenir pour obtenir la libération du journaliste. Mais la marge de manœuvre diplomatique demeure étroite, dans un contexte bilatéral marqué par des crispations récurrentes. En Algérie, l’affaire Gleizes reste sensible : les autorités n’ont jamais dévié de leur ligne, estimant que les faits reprochés relèvent strictement du droit pénal national. Le renoncement au pourvoi pourrait toutefois modifier la perception du dossier, en retirant l’affaire du terrain judiciaire pour la placer entièrement dans les mains du président Tebboune.
Pour la famille, ce pari est le dernier possible. En renonçant à contester sa condamnation, Christophe Gleizes accepte une forme de vulnérabilité juridique totale, misant sur la seule clémence présidentielle pour retrouver la liberté. Ses parents disent espérer que ce geste sera entendu comme un appel à la compassion et à la réconciliation. Ils affirment que leur fils « garde l’espoir » et qu’il reste convaincu qu’un dénouement positif est encore envisageable. Reste désormais à savoir si le pouvoir algérien choisira de répondre à cette démarche par un acte de grâce, qui constituerait un signal politique fort dans une affaire qui dépasse largement le seul cadre judiciaire.Christophe Gleizes a renoncé à son pourvoi en cassation dans l’espoir d’obtenir une grâce présidentielle d’Abdelmadjid Tebboune, ont annoncé ses parents dans un communiqué transmis à l’AFP. Ce choix marque un tournant décisif dans une affaire devenue emblématique des tensions judiciaires et diplomatiques entre Alger et Paris. Condamné à sept ans de prison pour apologie du terrorisme, le journaliste français voyait dans ce recours l’ultime voie de contestation juridique possible. En y renonçant, il accepte que sa condamnation devienne définitive et mise désormais sur un geste politique du chef de l’État algérien.
Nadia B



Commentaires