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ISTN arbitraire : NAQD alerte après le refoulement de Mustapha Benfodil

  • il y a 5 heures
  • 2 min de lecture

La revue NAQD dénonce l’interdiction de sortie du territoire national imposée au journaliste Mustapha Benfodil, refoulé le 13 juillet 2026 alors qu’il devait se rendre au Festival d’Avignon. Selon la rédaction, cette ISTN n’a jamais été notifiée à l’intéressé, ni par une autorité judiciaire ni par une administration, ce qui en fait une mesure arbitraire et incompatible avec les principes élémentaires d’un État de droit.


Pour comprendre cette décision, NAQD rappelle un épisode survenu quelques mois plus tôt : le 18 janvier 2026, Benfodil est convoqué dans les locaux de la police à Hydra après la publication, dans El Watan, d’un compte-rendu du numéro 44 de la revue consacré au gaz de schiste. Durant près de trois heures, il subit un interrogatoire ponctué de menaces, au cours duquel on lui annonce verbalement qu’il fera l’objet d’une ISTN. Aucune notification écrite ne suivra, et aucune procédure légale ne sera engagée.


La rédaction insiste sur le fait que Benfodil n’a fait que son travail de journaliste, comme il le fait depuis des décennies en couvrant les publications de NAQD. Le numéro 44, comme les précédents, a été édité et diffusé en Algérie sans jamais être interdit ni saisi. Rien, dans son activité professionnelle, ne justifie une restriction à sa liberté de circulation.


NAQD rappelle ensuite que toute limitation de ce droit fondamental doit reposer sur des motifs juridiques précis et répondre aux principes de légalité, de nécessité et de proportionnalité. Elle doit également être compatible avec les autres droits garantis, notamment l’égalité et la non‑discrimination. En l’absence de décision formelle, la revue s’interroge : comment un État de droit peut-il permettre à une personne, quelle qu’elle soit, de décider de la liberté de circuler d’un citoyen sans procédure, sans notification et sans contrôle juridictionnel ?


En publiant cette lettre ouverte, NAQD met en lumière une dérive inquiétante : l’usage de mesures administratives opaques pour entraver le travail des journalistes et restreindre leurs déplacements. L’affaire Benfodil devient ainsi un révélateur des tensions persistantes entre les institutions et la liberté d’informer, et un signal d’alarme sur la fragilisation des garanties constitutionnelles.


La lettre est signée par Daho Djerbal, directeur de publication, dont la prise de position confère au texte une portée politique claire : défendre la liberté de la presse face aux pratiques arbitraires et rappeler que la loi ne peut être contournée au gré des pressions ou des sensibilités du moment.



Nadia B


 
 
 

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