Les Algériens, première nationalité en situation irrégulière dans l’UE en 2025
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Selon les données publiées récemment par Eurostat, les Algériens ont constitué en 2025 la première nationalité hors‑Union européenne présente irrégulièrement sur le territoire européen. L’organisme statistique de l’UE recense 70 905 Algériens trouvés en situation irrégulière, devant les Afghans (42 635), les Marocains (39 030) et les Ukrainiens (36 800).
Par rapport à 2024, le nombre d’Algériens concernés a fortement augmenté (+22 %), tandis que les autres nationalités majeures ont enregistré des baisses marquées : Afghans (-29 %), Marocains (-20,6 %) et Ukrainiens (-17,7 %). À eux quatre, ces groupes représentent plus d’un quart de l’ensemble des ressortissants de pays tiers en situation irrégulière dans l’UE.
Logiquement, les Algériens ont également été, en 2025, les plus nombreux à recevoir une obligation de quitter le territoire européen : 45 725 personnes, devant les Marocains (29 030), les Turcs (24 780) et les Syriens (20 055).
Mais ces expulsions restent très peu exécutées. À peine 5 000 Algériens ont effectivement été renvoyés vers un pays tiers, loin derrière les Turcs (13 405 retours), les Géorgiens (10 475), les Syriens (8 370), les Albanais (8 020) ou les Russes (5 725).
Le rapport européen ne précise pas les voies empruntées par ces migrants, mais les routes connues demeurent les mêmes : traversée de la Méditerranée vers l’Espagne ou l’Italie, ou itinéraires terrestres depuis la Turquie jusqu’à l’Europe occidentale.
Face à ces chiffres, les autorités algériennes persistent dans le déni. Elles évitent d’aborder un phénomène pourtant massif, qui s’ajoute au drame des harragas disparus en mer et révèle une réalité migratoire que le pouvoir refuse d’assumer.
Essaïd Wakli



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