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Législatives 2026 : l’opposition dénonce un verrouillage administratif organisé

  • il y a 5 minutes
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La collecte des parrainages pour le dépôt des listes de candidatures pour les élections législatives du 2 juillet prochain a déjà commencé. Mais des partis politiques, notamment de l’opposition, relèvent déjà de multiples irrégularités constatées dans certaines régions.


Ainsi, le Rassemblement pour la Culture et la démocratie (RCD) a dénoncé, dans plusieurs de ses interventions, des blocages liés au parrainages des électeurs, indispensables pour constituer des listes de candidats à l’élection législative. « Dans de nombreuses wilayas du pays, l’opération de validation et de légalisation des parrainages n’a toujours pas débuté, ou se heurte à des obstacles administratifs multiples, injustifiés et manifestement organisés », indique la formation politique dans un communiqué rendu public le 14 avril dernier. « Dans plusieurs communes, citoyens et militants se heurtent à des portes closes, à des exigences arbitraires, à des reports incessants ou à des refus à peine dissimulés. Dans d’autres, l’opération n’a tout simplement pas commencé, sans justification officielle ni calendrier clair », précise le parti.


Pour sa part, le parti des Travailleurs a dénoncé des irrégularités lors de la collecte des parrainages. Il dénonce dans un communiqué daté du 16 avril 2026, une « série de dysfonctionnements administratifs », qui menacent selon elle, sérieusement le bon déroulement du processus électoral en vue des élections législatives du 2 juillet 2026.


Le parti de Louisa Hanoune pointe en premier lieu un « retard de plus d’une semaine » dans la mise à disposition des formulaires de parrainages individuels destinés aux listes de candidats. Ce retard, imputable à l’indisponibilité des formulaires ou à la non-désignation des coordinateurs auprès des représentations de l’Autorité nationale indépendante des élections (ANIE), constitue selon le parti une « violation caractérisée » de la loi, dans la mesure où il réduit d’après le PT, mécaniquement le délai légal accordé à la collecte des signatures.


L’autre anomalie dénoncée : le refus de l’ANIE d’accepter des candidatures d’anciens militants d’autres formations politiques. Pour Lakhdar Benkhellaf, l’ancien député du FJD, le Front pour la Justice et le développement, cette interdiction est « en contradiction avec la constitution » qui donne aux citoyens la liberté de choisir leurs partis politiques. Pire, elle est « une simple interprétation » de l’ANIE alors que le code électoral « ne porte pas clairement cette interdiction ». Selon l’homme politique, l’interdiction porte seulement sur « le changement de parti politique durant le mandat » électif. Or, l’ANIE, qui « n’est en réalité qu’une simple institution administrative, donc pas habilitée à interpréter les lois », s’est donnée le droit de trancher sur un sujet qui mérite « débat » parmi les juristes.


En plus de ces aspects techniques, certaines formations politiques comme le RCD et Jil Jadid se plaignent de l’absence de couverture médiatique de leurs activités. A contrario, des formations comme le RND sont clairement mises en avant. Le secrétaire général de ce parti politique, Moundher Bouden, est devenu en effet la coqueluche des médias, publics ou privés.


Essaïd Wakli

 

 
 
 
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