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Prévisions budgétaires : Quand le gouvernement contredit les chiffres de Tebboune

  • cfda47
  • 12 oct.
  • 2 min de lecture

Dernière mise à jour : 13 oct.

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Dans son projet de la loi de Finances pour 2026, le gouvernement algérien contredit les prévisions du président Abdelmadjid Tebboune. Quand celui-ci jure sur tous les toits que le produit intérieur brut de l’Algérie atteindra 400 milliards de dollars à l’horizon 2027, les prévisions du ministère des Finances prévoient seulement 340 milliards de dollars à cette échéance, en tenant compte du taux officiel de la parité Dollar/dinars algériens. Ainsi, le document du ministère des Finances adopté en conseil des ministres précise que le produit intérieur brut (PIB) en valeur courante devrait atteindre 41 878,3 mrds DA (322 mldrs USD) en 2026, 45 018,4 mrds DA (346 milliards USD) en 2027, puis 48 395,7 mrds DA (372 milliards USD) en 2028, « traduisant une trajectoire ascendante soutenue sur l’ensemble de la période de prévision ».


Même la prévision de croissance est prévue légèrement à la baisse pour l’année en cours, indique le ministère des Finances dans son exposé. En revanche, les dépenses vont augmenter au cours des années à venir. Ainsi, Pour l’année 2026, le budget de l’Etat s’établira à 136 milliards de dollars, soit 17 636 milliards de dinars. Les dépenses publiques demeurent largement orientées vers les fonctions régaliennes. Le ministère des finances arrive en tête avec 3 384 milliards de dinars, suivi de la défense (3 205 milliards) et de l’éducation nationale (1 851 milliard). Viennent ensuite l’intérieur, les collectivités locales et les transports (1 535 milliards), puis la santé (1 048 milliard). Pour l’année 2026, les rémunérations absorberaient 4 466 milliards de dinars, tandis que les dépenses de fonctionnement atteindraient 446 milliards. Les investissements publics sont fixés à 4 073 milliards, et le service de la dette à 566 milliards.


Dans le domaine de la fiscalité, en dehors de la suppression des impôts pour l’acquisition de 10 000 bus devant remplacer le parc en bus actuel, l’Etat ne prévoit quasiment aucun changement dans sa politique fiscale. Il n'y a par exemple aucune augmentation d’impôts. En revanche, le ministère des Finances annonce d’ores et déjà une grande augmentation des recettes fiscales pour le premier semestre de l’année 2025, ce qui augure de la même tendance pour l’année prochaine.


Essaïd Wakli

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