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Zineb Melizi mise sous mandat de dépôt pour un post facebook

  • cfda47
  • 31 oct. 2025
  • 2 min de lecture

Dernière mise à jour : 1 nov. 2025

L’écrivaine et éditrice Salima Melizi (Zineb dans l’état civil), a été placée sous mandat de dépôt jeudi matin pour avoir écrit un post critiquant Ibtissam Hamlaoui, la présidente de l’Observatoire de la Société civile et du Croissant-Rouge algérien. « C’est un commentaire qui se dit normalement sur les réseaux sociaux », commente un proche de la dame. Le commentaire est supprimé depuis. Elle est accusée d’outrage « à fonctionnaire » lors de l’accomplissement de ses fonctions. Salime Melizi est l'épouse du journaliste et écrivain Abdelaziz Ghermoul.



Salima Melizi a été placée sous mandat de dépôt pour un commentaire critique envers Ibtissam Hamlaoui, marquant un tournant inquiétant dans la répression de la parole en ligne en Algérie. C’est un précédent grave dans les annales de la justice algérienne.


Ce qui se joue ici dépasse largement le cas individuel de Salima Melizi. L’incarcération d’une écrivaine pour un commentaire supprimé sur les réseaux sociaux, visant une responsable publique non ministérielle, constitue un précédent judiciaire sans équivalent dans l’histoire récente algérienne. Jusqu’à présent, les poursuites pour outrage à fonctionnaire concernaient principalement des attaques contre le chef de l’État ou des figures gouvernementales de premier plan.


L’incarcération de Salima Melizi pour un commentaire critique sur les réseaux sociaux marque une rupture inquiétante dans le traitement judiciaire de la parole publique en Algérie. Ce précédent, qui élargit le champ de l’outrage à fonctionnaire à des figures non gouvernementales, menace directement la liberté d’expression, la critique citoyenne et le droit à la satire.


Dans un contexte où les voix indépendantes sont déjà fragilisées, cette affaire résonne comme un signal d’alarme : la parole critique, même littéraire ou éditoriale, devient un terrain de répression. Elle appelle à une mobilisation urgente des milieux intellectuels, juridiques et médiatiques pour défendre le droit fondamental à l’expression, et pour refuser la criminalisation de la pensée.


Salima Melizi n’est pas seulement une écrivaine poursuivie — elle est le symbole d’une société civile que l’on tente de bâillonner. Sa détention doit susciter une réponse collective, solidaire et déterminée.


Selon des proches de l’écrivaine, le poste incriminé remonte à plusieurs mois lorsque Ibtissam Hamlaoui était nommée première responsable du Croissant-Rouge algérien. Sa famille ne voulant pas s'exprimer publiquement, nous n'avons pas pu obtenir plus d'informations.


E. Wakli

 

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