Selon une ONG : L’Algérie a expulsé « au moins » 34000 Subsahariens en 2025
- cfda47
- il y a 2 jours
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Loin des regards, l’Algérie continue d’expulser les migrants clandestins par milliers. Selon l’ONG nigérienne Alarme phone Sahara (APS), pas moins de 34000 ressortissants de pays subsahariens ont été forcés par les autorités algériennes à quitter son territoire durant l’année 2025. Selon l’ONG, qui a comme siège à Agadez, au Nord du Niger, « il est certain que le nombre réel dépasse même largement les chiffres documentés, étant donné que dans plusieurs cas, les structures locales n'ont pas été en mesure de recenser le nombre de personnes embarquées dans ces convois ».
Selon la même source, les conditions dans lesquelles les personnes sont expulsées par la police et la gendarmerie algérienne « restent toujours précaires et douloureuses. Surtout pour les gens déposés dans le désert au Point Zéro à 15km d’Assamaka par les convois “non-officiels”, mais aussi pour les citoyen.ne.s du Niger qui sont pour la plupart chargés dans les convois “officiels“ d'expulsion », note encore le rapport qui ajoute que « régulièrement, de nombreuses femmes et enfants, souvent même des bébés, se trouvent parmi les personnes expulsées ».
L’équipe d’Alarme Phone Sahara à Assamaka a documenté le chiffre d’au moins 34236 personnes expulsées d’Algérie dans les convois officiels et non-officiels entre janvier et décembre 2025. Ces expulsions provoquent parfois des blessures, voire des morts, ajoute encore l’APS qui dit avoir porté assistance à de nombreux migrants expulsés.
Les autorités algériennes organisent souvent des vagues d’expulsions de migrants subsahariens. Ces derniers sont transportés dans des bus jusqu’à centre de transit et de tri basé à Tamanrasset avant que le convoi ne les mène jusqu’à la frontière nigérienne.
« L’Algérie respecte le Droit international qui stipule que les migrants clandestins sont conduits dans le pays d’où ils sont venus », a expliqué Hassan Kacimi, ancien directeur de l’Emigration au ministère de l’Intérieur.
Des sources gouvernementales algériennes accusent les autorités nigériennes d’aider les passeurs de ces migrants à venir jusqu’à l’Algérie. Puis, « les migrants sont conduits jusqu’à moins de 10KM de la frontière, où ils sont déposés avec des colis alimentaires et des bouteilles d’eau », a indiqué récemment Hassan Kacimi. Mais il n’y a quasiment aucune réaction officielle face aux accusations récurrentes des ONG.
Essaïd Wakli



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