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Tunisie: grève de la faim des détenus politiques dans l'affaire de « complot contre la sûreté de l'Etat »

Les détenus dans la très médiatisée affaire de “complot contre la sûreté de l'État” ont franchi un nouveau palier dans leur bras de fer avec la justice tunisienne. Après des mois de bataille juridique, c'est désormais par une grève de la faim ouverte que plusieurs d'entre eux ont décidé de protester contre ce qu'ils dénoncent comme une “détention arbitraire”.

La membre du comité de défense des détenus dans l'affaire qualifiée de “complot contre la sûreté de l'État”, Dalila Ben Mbarek Msaddek, a annoncé lundi que plusieurs prisonniers ont décidé d'entamer une grève de la faim ouverte, rejoignant Jaouhar Ben Mbarek et Issma Chebbi qui observaient déjà un mouvement de protestation. Ghazi Chaouachi, Khayem Turki, Abdelhamid Jelassi et Ridha Belhaj figurent parmi les nouveaux grévistes de la faim.

L'avocate a révélé que l'état de santé de Jaouhar Ben Mbarek, qui jeûne depuis six jours, s'était dangereusement dégradé. “Il hurlait dans sa cellule, durant le week-end, à cause de l'intensité de la douleur, mais la direction de la prison n'a pas dépêché un médecin pour l'examiner”, a-t-elle dénoncé, appelant la Ligue tunisienne des droits de l'Homme et l'Instance nationale de prévention de la torture à lui rendre visite.

Selon Mme Ben Mbarek Msaddek, les détenus font porter “la responsabilité de la menace sur leur intégrité physique au procureur général et à la ministre de la Justice”. “Ils dénoncent leur détention arbitraire dans une affaire montée de toutes pièces et n'ont pas d'autre moyen pour condamner l'injustice qu'ils subissent”, a-t-elle assuré.

Sophie K/Agences


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