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Un an de détention, et l’espoir qui s’effrite pour Christophe Gleizes

  • il y a 6 heures
  • 2 min de lecture

Un an après son incarcération, le 29 juin 2025, le journaliste français Christophe Gleizes montre des signes d’impatience. À la veille de cet anniversaire, son frère a pu lui rendre visite. « Il se porte bien, mais la prison commence à lui peser », a confié sa mère, Sylvie Godard, ce lundi 29 juin sur RTL. Lors de sa propre visite, un mois plus tôt, elle avait constaté que son fils « considère désormais tout ce qui se passe dehors comme abstrait ». Frustrée de ne pouvoir lui parler librement, elle refuse toutefois de politiser l’affaire, espérant une grâce présidentielle qui tarde à venir.


Ses avocats, Amirouche Bakouri et Emmanuel Daoud, rappellent eux aussi que le journaliste reste détenu. « Face à ce temps qui s’étire et à cette épreuve qui frappe durement ses proches, nous voulons que chacun sache que nous n’oublions rien. Nous pensons chaque jour à la force qu’il doit puiser en lui, et au courage de ceux qui l’attendent », écrivent-ils dans un communiqué.


Depuis mars, Christophe Gleizes a renoncé à son pourvoi en cassation. Sa condamnation étant définitive, seul un geste du président Abdelmadjid Tebboune pourrait désormais le libérer. Annoncée tour à tour pour l’Aïd El-Adha puis pour l’ouverture de la Coupe du monde, cette libération n’a jamais eu lieu.


Pour tenter de faire bouger les autorités algériennes, Paris — soutenu par le président de la FIFA Gianni Infantino — a publiquement appelé Tebboune à « faire preuve de clémence ». Des interventions qui ont irrité le chef de l’État algérien : « Arrêtez de faire pression sur l’affaire Gleizes. Cela ne sert à rien », a-t-il lancé à la ministre française Alice Rufo.


Christophe Gleizes a été condamné à sept ans de prison ferme, en juin puis en décembre 2025, pour apologie de terrorisme. La justice lui reproche notamment des contacts avec des responsables du MAK, organisation classée terroriste par l’Algérie.


Essaïd Wakli

 
 
 
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