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Youcef Aouchiche rappelle « l’opposition du FFS » à la peine de mort

  • il y a 8 heures
  • 2 min de lecture

Lors d’un discours prononcé devant les membres du Conseil national de son parti, réunis vendredi 04 septembre à Alger, le Premier secrétaire national du FFS, Youcef Aouchiche, a exprimé clairement l’opposition de son parti au retour de la peine de mort.


« Le Front des forces socialistes, refuse aujourd'hui, comme hier, avec toute clarté, la peine de mort et refuse de revenir à son application. Il s'agit d'une question de principe à laquelle on ne peut renoncer en aucune circonstance, car elle représente, à tous égards, un recul grave en matière de droits de l'homme et de nos engagements à cet égard. », a indiqué le responsable politique. Selon lui, « la législation, en particulier dans les affaires liées au droit à la vie, ne doit pas être adoptée sous l'influence de la colère ou du choc, quelle que soit la légitimité de la douleur qui la sous-tend » et que le non-retour à la peine de mort « ne signifie en aucun cas que les criminels échappent à la punition ou qu'on leur accorde des indulgences ».


Sur le plan politique, le chef du FFS rappelle que son parti, ainsi que d’autres formations politiques, ont toujours mis en garde les autorités publiques « contre les conséquences d'un régime basé sur le repli politique, la restriction des libertés, la marginalisation des forces politiques, l'affaiblissement des instances intermédiaires, et l'adoption d'une approche sécuritaire globale dans la gestion de la vie publique. »


La conséquence de cette situation est que « lorsque nous continuons à gouverner loin de la politique et contre elle, nous finissons, en fin de compte, par produire une société qui se détourne de la politique et refuse d'y participer. », a mis en garde Youcef Aouchiche, en référence au taux de participation lors des élections législatives de juillet dernier.


Il regrette que les initiatives visant le dialogue politique et à une véritable ouverture démocratique, « ont été accueillies avec méfiance et scepticisme, lorsqu'elles n'ont pas été explicitement écartées. » Pire, « les partisans du statu quo considèrent encore que la stabilité du pays passe par la surveillance de la société, la réduction de la pluralité, l'affaiblissement des partis politiques, et la limitation du débat public, voire son abolition », a dénoncé Youcef Aouchiche dont le parti a toujours plaidé pour un « dialogue inclusif ». Un appel qui n’a jamais été entendu par les autorités malgré les multiples rencontres entre Abdelmadjid Tebboune et Youcef Aouchiche.


La tenue de cette session du Conseil national a été l’occasion pour le chef du FFS d’appeler les militants de son parti à se mobiliser pour les élections locales du 28 novembre prochain.


Essaïd Wakli

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