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Économie : le FMI souligne les limites d’une croissance toujours dépendante des hydrocarbures

22h
2 min de lecture

L’Algérie affiche une croissance économique soutenue, mais peine toujours à desserrer l’étau de sa dépendance aux hydrocarbures. C’est le paradoxe mis en évidence par le Fonds monétaire international (FMI) dans son dernier diagnostic : alors que les secteurs hors hydrocarbures progressent, les exportations restent largement dominées par le pétrole et le gaz, tandis que les déséquilibres budgétaires continuent de peser sur les finances publiques. Derrière les indicateurs de croissance, c’est donc la capacité du pays à transformer durablement son modèle économique qui est en question.


La croissance a atteint 3,9 % en 2025 et devrait s’établir à 3,8 % en 2026. Cette évolution traduit notamment le développement de l’industrie, des services, de l’agriculture et des infrastructures, soutenus en partie par l’investissement public. Toutefois, cette progression ne signifie pas encore que l’économie algérienne s’est affranchie de sa dépendance aux hydrocarbures, qui représentent toujours près de 89 % des exportations de marchandises.


Cette concentration constitue une vulnérabilité majeure face aux fluctuations des marchés pétroliers et gaziers. Elle se répercute directement sur les recettes de l’État et limite sa capacité à financer durablement ses dépenses. Le déficit budgétaire a ainsi atteint 10,5 % du PIB en 2025, tandis que la dette publique s’est établie à 52,1 % du PIB. Le FMI prévoit une légère amélioration du déficit en 2026, à 9,6 % du PIB, mais les déséquilibres restent importants.


Au-delà des indicateurs financiers, le Fonds pointe les limites d’une croissance encore fortement portée par la dépense publique. Les investissements dans les infrastructures et les grands projets soutiennent l’activité, mais ne génèrent pas encore suffisamment de gains de productivité ni d’exportations hors hydrocarbures.


Le véritable défi réside désormais dans la transformation de cette dynamique en un modèle économique plus autonome, fondé sur un secteur privé compétitif, une production diversifiée et une capacité accrue à conquérir les marchés extérieurs. Pour l’Algérie, l’enjeu n’est plus seulement de maintenir la croissance, mais de réduire progressivement sa dépendance à la rente énergétique. Une transformation dont dépendra largement la solidité de son économie à long terme.



Nadia B

 
 
 

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