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Algérie : lourd réquisitoire contre le militant Lyes Touati

  • cfda47
  • il y a 9 heures
  • 2 min de lecture

Incarcéré depuis cinquante jours, le cadre du Parti socialiste des travailleurs (suspendu) a comparu ce jeudi devant le tribunal de Béjaïa. Les charges criminelles de collusion avec le MAK ont été abandonnées, mais le parquet réclame trois ans ferme. Délibéré le 12 février.  


C'est un post Facebook moquant le leader du MAK, Ferhat Mehenni, pour ses positions favorables à Israël qui a valu à Lyes Touati son incarcération le 14 décembre dernier. Une publication satirique datée du 11 octobre 2025, que les services de sécurité ont interprétée comme une preuve de “collusion” avec le mouvement séparatiste qu'il critiquait. L'accusation, passible de cinq à dix ans de réclusion, a finalement été abandonnée par la chambre d'accusation il y a quelques semaines, sous la pression d'une mobilisation citoyenne et du travail de la défense.  


Ce jeudi 5 février, le militant de 35 ans comparaissait donc pour des faits requalifiés en infractions délictuelles. Le procureur a requis trois ans de prison ferme. Le verdict sera rendu le 12 février.  


“Un idéal d'Algérie libre et juste”  

Qui est Lyes Touati ? Adel Abderezak, enseignant universitaire en économie à la retraite et ancien porte-parole du syndicat des enseignants du supérieur à Constantine, le décrit comme “un militant qui porte un idéal d'Algérie libre et juste”. Dans une vidéo de soutien postée sur les réseaux sociaux, le syndicaliste, qui l'a côtoyé lors d'universités d'été militantes et d'activités culturelles à Aokas, témoigne de “son honnêteté, de son sens éthique et d'une conception fraternelle, solidaire et pacifique de l'action politique”.  


Figure du Hirak à Béjaïa dont il fut l'un des animateurs, Lyes Touati milite depuis plus de quinze ans. Luttes environnementales, défense de travailleurs licenciés, collectes de fonds pendant la pandémie pour équiper l'hôpital d'Aokas. Son engagement dans le tissu associatif local lui vaut aujourd'hui des milliers de signatures de soutien en Algérie et à l'étranger.  


Ce n'est pas sa première confrontation avec la justice. Déjà sous le coup d'une interdiction de sortie du territoire, le cadre du PST (suspendu depuis 2022) avait été condamné à six mois de prison en 2025 pour “diffusion de fausses informations”.  


Amine B.  

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